Après l’annonce de la DGSN de retirer ses troupes des stades : les présidents des clubs dans l’embarras

La récente décision de la Direction générale de la Sûreté nationale portant sur le retrait progressif des policiers des stades et remplacement par les stadiers à partir de la saison 2016-2017 a mis les présidents des clubs professionnels dans l’embarras.

Un souci de plus pour des dirigeants qui ont montré leur limite dans la gestion depuis l’avènement du professionnalisme en 2010.Certains, à l’image du président du MCA, Omar Ghrib, vont jusqu’à s’interroger d’où vont-il ramener ces stadiers, alors que d’autres se plaignent déjà du manque des moyens financiers à même de leur permettre de prendre en charge cette nouvelle corporation qui aura pour charge d’encadrer les supporters dans les tribunes.
«On n’a pas d’argent pour payer les stadiers et le responsable de sécurité», dira de son côté le président de la JS Kabylie, Moh Cherif Hannachi. Ce n’est pas le seul souci du boss kabyle, puisqu’il craint aussi que les comités des supporteurs dévient de leur mission principale pour s’interférer dans des affaires qui ne les concernent pas.En revanche, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a applaudi la décision du patron de la DGSN et appelé les clubs professionnels à assumer leurs responsabilités, à dégager un budget pour la sécurité dans leur stade et à nommer un responsable de sécurité, conformément au cahier des charges des clubs professionnels, un cahier des charges qui n’a jamais été appliqué depuis sa mise en place en 2010. «Les clubs professionnels qui accordent des salaires faramineux aux joueurs doivent dégager un budget pour le volet sécuritaire, comme le font les clubs ailleurs. L’Olympique Lyonnais, par exemple, consacre 2 à 3 millions d’euros par an pour la sécurité du stade lors de ses matches à domicile. La nomination d’un responsable de sécurité qui va collaborer avec les forces de l’ordre, est prévue dans le cahier des charges des clubs professionnels, mais aucun club ne l’a engagé pour le moment. S’agissant des stadiers, les clubs peuvent faire appel aux étudiants et aux agents de sécurité travaillant ailleurs pour des piges durant le week-end», a indiqué le président de la FAF.L’homme a profité de l’occasion pour rappeler également la décision de son instance ayant trait à l’obligation de payer les impôts et les cotisations sociales à partir du mois prochain, une mesure par laquelle il augmente tout simplement les soucis et l’angoisse des présidents des clubs professionnels.«On ne doit rien payer avant 2018 conformément aux instructions du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. On ne doit pas se taire», tonne le président de la JSK, en difficulté sur le plan financier ces dernières années.
Hakim S.