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Après l’amère défaite concédée à Bel-Abbès : Fin de mission pour Casoni au MCA

L’entraineur français du MCA, Bernard Casoni, revenu cette saison au club avec de grosses ambitions, a grillé sa dernière carte après la défaite de son équipe avant-hier à Bel-Abbès (3-1) dans le cadre de la 13ème journée du championnat. Une contre performance qui confirme cette baisse de régime sensible qui marque le parcours du Doyen depuis cinq matchs.
Le revers des Vert et Rouge dans l’Ouest du pays a été vite saisi par le directeur général du club, Foued Sakhri, dont les rapports avec Casoni n’ont jamais été au beau fixe, pour mettre fin à ses fonctions. Les deux hommes avaient d’ailleurs rendez-vous hier, au retour de l’équipe de Bel-Abbès, pour tenter de trouver un accord permettant la résiliation à l’amiable du contrat de l’ancien défenseur international français.
«N’importe quel coach dépend essentiellement des résultats. C’est une règle connue par tout le monde. Mais jusque-là, on a prôné la stabilité car il n’y avait pas le feu en la demeure. On a songé à maintenir Casoni jusqu’à la fin de la phase aller, mais la défaite et le rendement qu’on a vus à Bel-Abbès nous pousse à vite agir. Pour moi, mon plus grand souci, c’est de protéger les intérêts du Mouloudia. Casoni travaille au Mouloudia et moi aussi je suis un employé de ce club. J’ai une mission comme Casoni bien précise», confie Sakhri.
Et d’enchaîner : «Il ne faut pas se leurrer. On investit cette saison beaucoup d’argent car à nos yeux, nous avons recruté les meilleurs joueurs du championnat. Sur 26 éléments il y a 23 qui sont capables d’êtres titulaires. Après il y a le choix du coach qui sera toujours difficile. Mais il faut dire la vérité, on n’a pas encore vu le beau jeu tant recherché par les supporters. On n’a pas encore vu le véritable visage de l’équipe qui a un rendement moyen. On est encore brouillons et au Mouloudia, on doit réaliser de belles performances tout en assurant le spectacle.»
Le responsable mouloudéen a rappelé au passage qu’en début de saison, Casoni avait fait savoir qu’il lui fallait quatre mois pour mettre en place son projet de jeu, «Mais pour l’instant, on n’a rien vu venir. Il n’y a rien de tout cela. On est encore brouillons dans le jeu.
Il n’y a pas les automatismes et cette homogénéité.». Un motif supplémentaire pour justifier le divorce entre les deux parties. Reste à savoir à quel prix Casoni acceptera de résilier son bail.
Hakim S.