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APPLICATION DU PROTOCOLE SANITAIRE : Les chefs d’établissements scolaires redoutent des difficultés

Alors que des informations faisant état du lancement prochain par le ministère de l’Éducation d’un programme de formation au profit des chefs d’établissements dont notamment ceux du primaire autour de l’application des mesures de prévention contre le Covid à la rentrée scolaire, les principaux concernés s’interrogent quant à la possibilité de mettre en œuvre ce dispositif, et redoutent cette tâche. Connaissant le mieux la situation de leurs écoles, notamment financière, les directeurs d’école redoutent, en effet, de ne pouvoir appliquer rigoureusement les différentes mesures visant à prévenir contre la propagation du COVID-19 parmi les élèves et ce, à la prochaine rentrée scolaire dont la date, faut-il le rappeler, n’a pas encore été fixée. Ce qui préoccupe la majorité d’entre eux est surtout le respect de la distanciation sociale au moment ou certaines écoles primaires, par exemple, accueillent parfois prés de 1000 élèves. C’est ce que nous dira un directeur d’école relevant du cycle primaire, dans la commune de Birkhadem. Selon notre source ; avec la surcharge que connaissent les écoles ajouté le maintien du calendrier des permanences, « le directeur ne pourra jamais assumer cette responsabilité ». «L’impossible ne pourra jamais devenir possible », dira-t-il expliquant qu’en temps normal déjà, le problème de surcharge des classes n’a pas pu être réglé. Pour le porte-parole du CNAPESTE, Messaoud Boudiba, « il y a un problème sérieux dans l’application de ce protocole sanitaire, et la tâche n’est pas aisée, expliquant que le budget dont disposent les proviseurs est « très dérisoire ». D’après le syndicaliste, ces derniers peuvent assurer sur les mesures de prévention pendant une journée ou deux, mais le faire après reste impossible. Il est à rappeler que la date officielle de la rentrée scolaire n’est pas programmée. Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, avait fait savoir à ce propos que la rentrée reste liée à l’évolution de la situation sanitaire, et que la décision sera prise avec le comité scientifique chargé du suivi de la pandémie. Dimanche dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait fait savoir que le choix du report de la rentrée répondait à la nécessité de protéger le citoyen. Il dira que la décision finale est toutefois entre les mains du comité scientifique et non du gouvernement.
Ania Nait Chalal