Amine Bouhali (ex-ministre de la Défense et président de l’Université d’été de la RASD à Boumerdès : « À guergarate, les militaires marocains ont usé des manœuvres provocatrices »

Le Courrier d’Algérie : - Comment s’est déroulée l’université d’été de la Rasd et du Polisario ?
Amine Bouhali : - La rencontre, comme les précédentes, s’est déroulée dans de très bonnes conditions. Celle-ci se distingue par la qualité des thèmes traités et surtout animés par d’imminents professeurs, qui ont expliqué aux cadres présents, les contours politiques de la cause, les enjeux stratégiques et économiques, la compréhension du droit international, le droit européen, les richesses naturelles et les concepts de la médiatisation.

- Est-ce que le message est passé pour les cadres de la Rasd ?
- Les cadres étaient attentifs aux sujets abordés où ils ont mieux cerné l’importance quant à la consolidation de l’unité nationale, afin de poursuivre la lutte pacifique et cela en usant de tous nos droits et moyens.

- Des militaires du Polisario et militants des territoires occupés étaient également présents à l’université d’été, comment vivent-ils la situation ?
- Ils la vivent comme tout le peuple sahraoui qui souffre des exactions du royaume marocain sauf que les militaires voient la nécessité de reprendre les armes à cause des violations et des exactions continues de la soldatesque du régime marocain qui persiste dans son défi aux résolutions de l’ONU.
Et les militants des territoires occupés sont conscients de ce qui les attend au retour, mais ils sont déterminés à poursuivre la révolte.

- Le retour du Maroc à l’Union africaine et les manœuvres à Guerguerate qu’en est-il au juste ?
-Le Maroc qui s’est rendu compte de l’isolement tente de revenir à l’intérieur de l’Union pour user de ses lobbies afin de retarder le processus de décolonisation qui est irréversible.
À guergarate, les militaires marocains ont usé des manœuvres provocatrices et n’ont pas respecté la ligne indiquée. Le Front Polisario a aussi placé son dispositif militaire non loin du lieu et nous ne permettrons pas le dépassement.

-Un mot de la fin…
-Merci, pour l’Algérie. Tous les cadres et le peuple sahraoui se souviendront à jamais des positions héroïques du gouvernement et du peuple algérien à l’égard de notre cause, dont nous sommes fiers et cela constitue une source de courage et d’inspiration pour réaliser notre indépendance et encore merci.
Entretien réalisé par B. Khider