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ALORS QUE L’ÉLAN MONDIAL BATAILLE CONTRE LA MORT DES MILLIERS DE CAS DE COVID-19 : Le G20 se penche sur l’impact de la pandémie sur l’économie

Si ce virus tue autant, à travers le monde, c’est parce que le personnel médical et l’hôpital n’arrive pas à répondre au flux important de personnes contaminées et ceux suspectées d’avoir le covid-16, en plus du manque de moyens humain et matériel, d’autant plus que le temps des soins devant être administrés aux malades et leur suivis dépassent les 19 jours, voire plus dans certains cas.

Alors qu’au niveau local, le personnel médical  chez nous comme ailleurs dans le monde, notamment en Italie, Espagne et France, est salué par les peules des quatre coins de la terre, de leur courage et leur persévérance à accomplir leur travail souvent dans des conditions difficiles, en ce temps du Covid-19, au risque souvent de leur vie, aujourd’hui, les dirigeants du G20 se retrouvent en Sommet virtuel sur la pandémie qui frappe le monde, causant , jusqu’à hier,  17 000 décès et plus de 400 000 cas de contamination confirmés. Alors qu’il ont failli, dans leurs précédents sommet, d’apporter un soutien conséquent dans le cadre de la lutte contre la faim, le sous-développement et autres problématiques inscrites sur l’agenda de l’Institution internationale, les Nations unies (ONU), dont ils font partie, siégeant même sein de son conseil de sécurité, les membres du G20 feront-ils mieux, aujourd’hui, au moment où toute l’humanité est confrontée à un ennemi invisible commun, le Covid-19, qui ravage, par milliers, des vies humaines, sans distinction de race, d’origine, de religion, de culture et de sexe ? Beacoup doutent, à travers le monde, au regard des déclarations de certains dirigeants composant le Groupe des Vingt, à leur tête, le locataire de la Maison Blanche, le président américain, Donald Trump. Alors que le Coronavirus (Covid-19) fait des ravages en nombre croissant de morts et de contaminés, dans plus de 170 pays, pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) la pandémie due au coronavirus prend de l’ampleur et son frein est déterminé par les actions des États en premier lieu et des individus, comme l’a indiqué, un représentant de l’OMS en Europe, Dr Richard Pebody. Alors que la Chine, où le Covid-19 est apparu et fait des ravages et après la prise de mesures drastiques pour sauver des vies et protéger d’autres, notamment en procédant à la suspension de l’activité économique non essentielle, pour une économie qui représente 80% de l’économie mondiale, revient doucement à la vie normale après deux mois de confinement.
Ce qui n’est pas le cas ailleurs, où les choix entre la concentration des capacités de l’État à faire face au Covid-19 est apparer, étant un virus violent qui cause la mort des individus, dont les plus vulnérables, en l’espace de moins de trois semaines, et qui fait dire, à Richard Pebody au chef d’équipe de Gestion des risques infectieux à l’Organisation mondiale de la Santé / Europe, que « la situation est très grave », des dirigeants du groupe des 20 alertent sur l’effondrement de leurs économies respectives, celles qui a rythmé et tracé à ce jour, les règles de la mondialisation sauvage, ou la circulation de la marchandise est garantie au plus haut niveau et cadence soutenu, contrairement à celle de l’homme, qui est soumise à des règles rigides, en violation du droit reconnu, de la libre circulation des personnes.

Le SG de l’ONU appelle le G20 à annuler les sanctions contre des pays
Alors que le monde fait preuve de solidarité pour faire face collectivement dans la bataille engagée contre le Covid -19, où il sont plus de 2 milliards à respecter les mesures barrières, à même de briser la chaîne de contamination, combien de travailleurs devant assurer l’approvisionnement de l’alimentation et des médicaments et autres services, encore dans des conditions ne répondant pas aux mesures exigées, par l’OMS et les pouvoirs locaux des pays, principalement la distanciation sociale, le port des masques et des gans durant les heures de travail. Des employeurs, notamment privés à travers le monde, continuent à être avares, en ces temps durs du Covid-19, sur des dépenses pour doter leurs travailleurs de moyens de prévention contre le virus. Des membres du G20 continuent, jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, de lancer des critiques contre des pays ayant opté pour le confinement national, pour préserver la vie humaine. Hier, encore, après le président américain et avant lui le premier ministre britannique, Boris Jonsson, le président Brésilien, Jair Bolsonaro, a dénoncé les mesures de confinement prises face au coronavirus par différents États et des municipalités de son pays, les comparant à une politique de la « terre brûlée » qui menace de ruiner la première économie d’Amérique latine.
Il dira que « les autorités de certains États et municipalités doivent renoncer au concept de la terre brûlée: l’interdiction des transports, la fermeture des commerces et le confinement massif », a affirmé Bolsonaro dans un discours retransmis à la radio et à la télévision nationale du Brésil. Portant un masque de protection contre le Covid-19, celui qui a été constamment réélu, depuis 2014, avec le soutien massif de plusieurs partis de droite, celui qui est connu pour ces positions controversés, à l’égard des femmes, des brésiliens noirs et des peuples indigènes, il déclare, hier, que « nous devons maintenir les emplois » au moment après des mois durant le monde, notamment ceux étant au premier rang, les blouses blanches, luttent pour maintenir en priorité des centaines de milliers de personnes en vie et c’est pour cette raison principale, que les décisions de confinement, le respect des mesures de barrières, l’état d’urgence sanitaire et autres sont annoncées, dans de nombreux pays.
Et c’est pour mener à bien cette bataille collective, que le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé les dirigeants du G20 à annuler les sanctions contre des pays,-il s’agit évidemment de l’Iran, du Venezuela et aussi de Cuba -qui empêchent la livraison d’aide médicale aux victimes de la pandémie du coronavirus et également freinent leurs actions de solidarité avec les pays, dont les plus touchés.
Un appel qui intervient à la veille du sommet virtuel, que tiendront aujourd’hui les membres du G20, consacré à la pandémie du Coronavirus, covid-19, qui devrait, cette fois ci, être à la hauteur des attentes de milliards de personnes dans le monde, dont leurs peuples respectives, en ces temps de Covid-19. Pour le SG de l’ONU, le monde est en «période de solidarité, pas d’isolement» et d’ajouter : « je vous exhorte à abandonner les sanctions imposées aux pays afin de garantir leur accès aux vivres et à l’aide médicale alors qu’ils luttent contre l’épidémie du Covid-19 » a-t-il insisté, au moment où le monde vit sa  pire crise sanitaire depuis un siècle et un immense besoin de soin se fait sentir, dans les quatre coins de la terre.
Karima Bennour