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Alors que la Syrie et ses alliés signent la victoire contre les groupes armés : Les occidentaux brandissent la menace de frappes aériennes contre Damas

Pour le chef du Pentagone, il ne s’agit plus d’une éventuelle attaque militaire contre la République syrienne, à cause de la prétendue utilisation d’armes chimiques, à Douma, mais de ne pas attendre que cela se produise, alors que les militaires américains sont présents en Syrie.

D’un prétexte à un autre, les États Unis tentent de trouver le meilleur, pour opérer avec leurs alliés, notamment la France et le Royaume-Uni, leur agression contre la République syrienne, après que celle-ci, avec ses alliés, signent leur victoire contre l’ensemble des groupes terroristes et les groupes rebelles soutenus par l’occident.
Alors que les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), en route pour la Syrie, où leur arrivée est prévue aujourd’hui , pour tirer au clair, le faux du vrai des déclarations des occidentaux, à leur tête les États-Unis, accusant Damas, du prétendu usage d’armes chimiques, le chef du Pentagone est sorti, la veille, pour déclarer qu’«il s’agit de protéger nos forces, je ne crois pas qu’il nous faille attendre d’être attaqués avec des armes chimiques» pour que son pays opère une agression militaire contre la République syrienne. Mars dernier, les deux parties, syrienne et russe avaient averti, dans leurs déclarations respectives, sur les préparatifs par « des agents US » depuis la Ghouta, d’une attaque chimique contre la ville de Ghouta, indiquant que les agents précités, «ne dépendaient pas du Pentagone, mais d’une autre agence US». Côté Damas, son ministre adjoint des Affaires étrangères, Fayçal Moukdad, convoquant en urgence, le 10 mars dernier, une conférence de presse, a alerté ses concitoyens, notamment ceux de la ville El-Ghouta, de cette éventuelle attaque chimique par des agents d’une agence US. Des alertes de Damas et Moscou, déclenchées, après avoir eu vent, de ce qui se tramait sur cette Opération, par les services de Renseignement syrien et russe avec la certitude que les agents US qui préparaient, depuis la Ghouta, une attaque chimique dans cette ville, «ne dépendaient pas du Pentagone, mais d’une autre agence US » selon les déclarations de responsables syriens et russes. Hier alors que les déclarations et contre déclarations, de Washington et de ses alliés, la France et le Royaume-Uni et celles de Damas et ses alliés Moscou, Iran et Chine, rythment l’actualité internationale et nourrissent les inquiétudes de l’opinion internationale, craignant l’embrasement de la région du Moyen-Orient, le chef de la diplomatie russe, Sergui Lavrov a affirmé, hier, que Moscou disposait de «preuves irréfutables» confirmant l’origine «montée» de l’attaque chimique à Douma. Si la veille, le président Français, Emmanuel Macron avait déclaré que Paris « détenait des preuves irréfutables sur l’implication de Damas » sans plus, le chef de la diplomatie russe a fait savoir, pour étayer sa déclaration précitée, que son pays « soupçonnait certains services de renseignement étrangers » d’être à l’origine de la mise en scène de l’attaque chimique, du 7 avril dernier, à Douma, près de Damas. Par ailleurs, selon le ministère russe des Affaires étrangères, l’attaque imminente de «missiles intelligents» américains contre la Syrie, dont a fait part le président Donald Trump, aurait, dans le cadre de la coalition américaine de lutte contre daech, une autre mission que celle de frapper les terroristes. Ces missiles, pour Moscou, brouilleront les pistes dans l’enquête par l’OIAC, sur l’emploi présumé d’armes chimiques dans la Ghouta orientale, si Washington décide de les actionner. Cette opération peut, a affirmé la Russie, détruire les preuves d’emploi d’armes chimiques en Syrie et donc effacer toutes traces de ceux ayant été à l’origine. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a déclaré, en effet mercredi, que «les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), ont-ils été avertis que les missiles intelligents étaient sur le point de détruire toutes les preuves d’utilisation d’armes chimiques au sol? » ou bien la mission est de vite brouiller, a-t-elle indiqué, « les pistes par les frappes de missiles intelligents pour que les inspecteurs internationaux n’aient rien à chercher?» a déclaré Zakharova sur sa page Facebook. Avant de noter que «les missiles intelligents doivent cibler les terroristes et non le gouvernement légitime syrien qui lutte depuis des années contre le terrorisme international sur son territoire» a-elle écrit.

La Libération de la Ghouta syrienne signe la fin de la supériorité de la stratégie occidentale et Israélienne au Moyen Orient
«Nous avons des preuves irréfutables montrant que c’était une énième mise en scène et qu’y ont mis la main, les services d’un pays qui aspire à être à l’avant-garde de la campagne de russophobie» a affirmé Lavrov, hier, à l’issue d’une rencontre avec son homologue néerlandais. Autre fait marquant, hier, la communication téléphonique entre le président russe, Vladimir Poutine et son homologue français, Emmanuel Macron, qui n’a pas hésité, à afficher son adhésion au plan américain, visant à opérer des attaques militaires contre la République syrienne, en dehors de toute légalité internationale, en l’absence de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Un alignement qui nous rappelle forcement celui de son prédécesseur à l’Elysée, François Hollande, annonçant à son ex-homologue américain, Barak Obama, que l’armée française mènera avec Washington, des frappes militaires contre Damas, avant que l’ex-président Obama l’informe par téléphone qu’il n’y aura pas de frappes militaires contre la Syrie. Tout laisse croire que ce scénario va être réédité, dans les toutes prochaines heures, notamment après la déclaration faite hier, par le secrétaire d’État français, chargé des relations avec le parlement Christophe Castaner. Celui-ci a fait savoir, en effet, hier que «Si les frappes sont décidées, je ne vous le dirai pas. Et le président de la République ne vous le dira pas. Il le traitera avec le Premier ministre, avec le ministre des Affaires étrangères et la ministre des Armées. Et ça suffit largement», a-t-il martelé, hier, dans ses déclarations aux médias. Son président s’exprimant sur la Syrie, la veille, jeudi, avait annoncé que Paris prendrait ses décisions «en temps voulu» et au moment le «plus utile et efficace», ajoutant également, que son pays « agirait en Syrie lorsque toutes les informations auront été vérifiées », alors qu’il déclarait avoir « les preuves » que Damas a mené l’attaque chimique du 7 avril dernier, à Douma. Son homologue américain, le président, Donald Trump, a annoncé, sur son compte twiter, juste après avoir terminé la réunion du Conseil américain de sécurité que « j’ai jamais dit quand une attaque sur la Syrie aurait lieu. Elle pourrait avoir lieu très bientôt ou pas bientôt du tout » a-t-il écrit, après avoir averti, la veille qu’une « riposte occidentale imminente » allait être opérée contre Damas, , allant jusqu’à avertir Moscou sur les missiles américains qui « vont arriver » et la Russie de lui répondre « Moscou promet d’abattre tous les missiles lancés contre la Syrie». Avec la victoire militaire, de la République arabe syrienne et ses alliés, notamment après la fin de la libération complète de la Ghouta, et avec elle, la fin de la présence des groupes terroristes et des rebelles armés soutenus par l’occident, dans leur guerre de plus de sept ans contre la Syrie, une nouvelle carte géopolitique et de portée éminemment géostratégique, vient d’être ouverte, marquant ainsi la fin de la suprématie, jusque là , de la stratégie exclusivement occidentale et Israélienne, au Moyen-Orient mais également dans le monde. Alors que l’usage d’armes chimiques par Damas, n’a pas été confirmé, à ce jour, par les inspecteurs onusiens de l’OIAC, encore moins par Washington, Paris et Londres, ces derniers ont usé, de la même approche, ayant ouvert la voie à l’agression militaire étrangère conduite par les États Unis, contre l’Irak , un certain 3 mars de l’année 2003, pour soi disant, débarrasser le monde des armes de destructions massives détenues par l’ex-président irakien, le défunt Saddam Hussein. Le contexte régional et mondial n’étant pas le même, il est très loin le temps, ou la communauté et l’opinion internationale se laissaient berner où convaincre ; d’autre part, les interventions mensongères, de l’ex-responsable américain, Colin Powell, devant les membres du Conseil de sécurité, sur la «légitimité» d’une intervention militaire, contre l’Irak, et que le rapport de 50 pages, de l’ex-premier ministre britannique, Tony Blair publié , quelques mois plus tard, démontrant sans preuves palpables et avérées que l’Irak « développe non seulement des armes chimiques et bactériologiques, mais aussi des armes nucléaires qui pourraient être opérationnelles d’ici à cinq ans » avait écrit T. Blair. «Dans le cas de l’Irak, il y a eu une tentative de la part de certains pays d’éradiquer des armes de destruction massive qui n’existaient pas» avait déclaré, pour rappel, Hans Blix, lequel dirigeait à l’époque la commission de l’ONU chargée de rechercher la présence d’armes de destruction massive en Irak.
Karima Bernnour

POUTINE LORS DE SA CONVERSATION TÉLÉPHONIQUE, HIER, AVEC MACRON
«Il est essentiel d’éviter des démarches irréfléchies et dangereuses qui pourraient violer la Charte de l’ONU»
Dans une communication téléphonique, entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, les deux présidents ont discuté de la situation en Syrie, selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. Indiquant que le président russe a souligné, à cette occasion, la nécessité d’une enquête «approfondie et impartiale» sur les déclarations concernant une attaque chimique présumée en Syrie, le service de presse du Kremlin a précisé que «l’échange d’opinion en rapport avec la situation actuelle en Syrie, qui s’est détériorée après les affirmations sur une utilisation prétendue d’armes chimiques dans la ville de Douma , se poursuit » ont rapporté les médis russes. Vladimir Poutine a mis l’accent, aussi, selon la même source, «qu’il est souhaitable d’éviter de formuler des allégations non fondées à l’égard de quelqu’un, avant qu’elle (l’ enquête de l’OIAC :ndlr) ne soit terminée», selon le Kremlin, qui a ajouté que Vladimir Poutine, a souligné, lors de cette conversation avec son homologue russe qu’«il était essentiel d’éviter des démarches irréfléchies et dangereuses qui pourraient violer la Charte des Nations Unies et auraient des conséquences imprévisibles».
K. B.