Vaccin

ALORS QUE LA PRÉVENTION CONTRE LA COVID-19 RESTE DE MISE : Les candidats-vaccins se disputent le marché

En attendant l’annonce officielle du partenaire choisi par l’Algérie pour l’acquisition du vaccin contre Covid-19, attendue au courant de la semaine prochaine, comme annoncé par le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, le choix se fera sur la base de l’étude des experts de l’Institut Pasteur disposant de tous les dossiers techniques, des vaccins en cours de fabrication ou en phase d’expérimentation. Parmi les critères retenus, l’efficacité et le coût, pour décider du choix sur tel ou tel vaccin anti-covid-19.

Si on se réfère sur ce qui a été annoncé jusque- là, comme vaccins contre la pandémie du coronavirus, covid-19 et les étapes franchies, sur son efficacité et sa fiabilité, après avoir terminé les différentes phases exigées, notamment par la communauté scientifique et l’Organisation mondiale de la santé, pour donner le feu vert de sa commercialisation, les vaccins anti-covid19 russe, chinois et indien viennent en tête de liste. Assurant que le coût financier pour l’achat du vaccin contre le coronavirus Sras2, (Covid-19) n’étant pas un soucis, l’installation dimanche dernier, de deux commissions, par le premier ministre, Abdelaziz Djerrad, devront se pencher, par anticipation, sur la mobilisation des moyens et mécanismes, pour encadrer l’ensemble de l’opération précédant la campagne de vaccination, dégager une stratégie, adopter une démarche à même de ne laisser rien au hasard.
De l’achat du vaccin anti-virus, aux conditions de son transport à sa réception et son stockage, jusqu’à sa distribution aux services concernés pour entamer la campagne de vaccination, le défis à relever n’étant pas une mince affaire, la rigueur, l’anticipation, la clairvoyance et le bon sens, devront être les maître mots de cette opération de vaccination, qui concernera, faut-il le rappeler, dans quelques semaines, le monde entier. Celle-ci qui devra s’effectuer par étapes, au rythme de la réception, par Alger, des quantités du vaccin, du fournisseur qui sera connu au courant de la semaine prochaine, la priorité, comme annoncé par le ministre de la Santé, Benbouzid, sera la vaccination du personnel de la Santé, ces derniers continueront, faut-il le noter, à faire face aux admissions de nouveaux cas de Covid-19, même en période de vaccination, contre le virus, en plus de la vaccination en priorité aussi des personnes vulnérables (âgées et les malades chroniques), en plus du personnel des différents services de sécurité. Et bien avant cela et autres aspects liés au vaccin contre Covid-19, lequel des vaccins proposés, à ce jour, sera choisi par les autorités du pays ? , Un choix qui se fera « sur la base des compétences nationales, en choisissant le meilleur vaccin en matière de qualité, et ce, en prenant en compte ses effets secondaires et le coût », selon le ministre Benbouzid, qui a rappelé, que les experts de l’Institut Pasteur , « disposent de tous les dossiers techniques des vaccins en cours de fabrication ou en phase d’expérimentation » pour trancher lequel sera choisi et commandé , par Alger.

Les vaccins Sputnik V, du laboratoire russe Gamaleïa, d’ARNm-1273 de l’américain Moderna, d’AstraZeneca-Oxford, ou de Pfizer/BioNTech
Si le vaccin russe SputnikV, développé par le centre russe de recherches Gamaleïa a été enregistré, en Russie, 11 août dernier, et que son efficacité est estimée à 95%, comme annoncer par Moscou, mardi dernier. Suivi par une autre annonce d’efficacité du vaccin russe, après une course effrénée, du monde des laboratoires et des grandes firmes de médicaments à travers le monde, qui se sont lancés, dans la recherche de ce qui stoppera une pandémie qui a bouleverssé le monde et bénéficier de gains financiers et politiques, pour certains. Le ministre russe de la défense Sergueï Choïgou annonçant, en effet que « 2 500 militaires russes ont déjà été vaccinés contre Covid-19, et ils devraient être 80 000 d’ici la fin de l’année » a-t-il indiqué, vendredi dernier, aux médias russes. Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov  a déclaré que son pays « commencera la vaccination collective contre Covid-19 avant le nouvel-an». Ayant reçu des commandes de plus de 50 pays parmi lesquels l’Inde, le Brésil, la Chine et la Corée du Sud, figurent parmi ceux ayant présenté des demandes d’achat du vaccin russe SputnikV, à hauteur de plus de 1,2 milliard de doses. Concernant le prix de la dose de SputnikV, les premières estimations de Moscou font état d’ « un prix de moins de 10$ (8,5euros) » a indiqué, dans un communiqué, le Fonds souverain russe, précisant  que « la vaccination pour les citoyens russes serait gratuite ». À l’heure où le monde s’apprète les toutes prochaines semaines, à courir pour se procurer le vaccin, produit qui sera le plus convoité les mois à venir sur le marché mondial, comme ce fut le cas pour les masques et autres moyens de prévention, au lendemain du basculement, l’hiver dernier, du monde dans la pandémie du Covid-19, l’implication de pays dans la production des vaccins ne peut être que salutaire, pour assurer les quantités de centaines de millions de doses à travers le monde. À titre d’exemple, pour les pays déjà leaders dans le marché du médicament, il est question de la décision prise par Moscou de transfert de la technologie pour la production de Sputnik V « est déjà en cours, notamment en Inde et la Corée du Sud », selon les autorités russes. Le ministre de la Santé, Mikhaïl Mourachko a annoncé à ce propos, que des négociations avec d’autres pays pour la production du vaccin russe « est en cours avec la Chine et la Biélorussie » indiquant même que la France a envoyé ses experts, à Moscou
« arrivés pour se familiariser avec cette production » a précisé Mikhaïl Mourachko . Autre vaccin qui est mis en avant, dans cette lutte contreCovid-19, celui de la firme américaine Moderna, dirigée par un Français, Stéphane Bancel, qui se place après Pfizer, à avoir annoncé des résultats positifs. N’ayant pas encore rendu public ses résultats d’essais menés sur 30000 volontaires pour évaluer son efficacité, elle annonce, à l’heure où nous mettons sous presse, qu’elle compte déposer, aux États-Unis et en Europe, des demandes d’autorisations de mise sur le marché pour son vaccin contre Covid-19, lequel a montré « une efficacité à 94,1% dans les études cliniques de stade avancé ». Il sera aussi question d’une autre demande de Moderna qu’elle formulera à l’agence européenne du médicament, dans laquelle, elle la sollicite pour « un agrément conditionnel » auprès de l’Agence européenne du médicament qui a entamé un examen accéléré du vaccin proposé par Moderna. Concernant le vaccin AstraZeneca/Oxford, celui-ci est actuellement au stade des essais cliniques « plus larges dits de phase 3 », une étape précédant son autorisation par les autorités britanniques. . Le laboratoire avait annoncé que son vaccin «entraînait une réponse immunitaire encourageante de la part des jeunes adultes et des personnes âgées». Grâce à une « chaîne d’approvisionnement simple », le vaccin d’AstraZeneca/Oxford « sera accessible et disponible à travers le monde », estime Pascal Soriot, directeur général d’AstraZeneca, cité dans le communiqué, dans lequel il est indiqué que cette firme « va avancer rapidement dans la fabrication prévue de 3 milliards de doses, qui seront disponibles en 2021 ».
Karima Bennour