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AFFAIRE DE L’ACCUEIL HONTEUX DE NOS PARALYMPIQUES : Le Président fait tomber des têtes et demande des comptes

Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane a mis fin, hier, aux fonctions du Secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des sports et du Directeur général des Sports, « pour négligence dans l’accomplissement de leurs missions et manquement à l’obligation de l’accueil des athlètes », après leur participation aux Jeux paralympiques à Tokyo (Japon), a indiqué hier, un communiqué des services du Premier ministère.

Les sanctions du Premier ministre interviennent sur ordre du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Aïmene Benabderrahmane a aussi fait savoir qu’il sera aussi question « de la poursuite de l’enquête afin de demander des comptes à chaque responsable impliqué dans cet incident », précise le communiqué.
En réaction au mauvais accueil réservé aux athlètes aux besoins spécifiques ayant, avec une volonté de fer, décroché des médailles dont en or, aux Jeux Paralympiques de Tokyo, sans qu’un responsable ne soit présent pour accueillir nos champions à l’Aéroport d’Alger ni daigner donner des instructions pour leur assurer les bonnes conditions de retour au pays avec des trophées, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abderrezak Sebkak, s’est dit, hier, «  indigné ». Il a fait savoir, lors d’une conférence de presse animée à la salle de conférence du stade 5-Juillet que cette situation « doit être réglée  au plutôt » et que « désormais l’impunité est finie » et les responsables, a-t-il poursuivi,  « vont être  comptables des budgets » alloués aux différentes fédérations sportives.
Il est déplorable de voir encore à ce jour, la non prise en compte et en considération des autres disciplines du sport algérien, en général et dont celles où exercent des talents et des compétences aux besoins spécifiques, qui ont, faut-il le rappeler, au fil des générations, su décrocher des trophées pour leurs performances dans les différentes compétitions et disciplines sportives. Sur les médaillés de Tokyo qui ont été ignorés par les responsables, et qui ont reçu des messages de félicitations du président de la République, dès l’annonce de leur victoire sur les tapis et les salles de compétitions à Tokyo, ces deniers arrivés à l’Aéroport, ont été déçus de l’absence d’un accueil chaleureux et limité dans le respect des mesures anti-covid. Indiquant qu’il a été étonné de voir cet accueil indigne pour des champions olympiques qui ont décroché 12 médailles dont quatre en or et battu deux records du monde de performance, le MJS a déclaré que « Personnellement, je me suis demandé si on est en 2021 ou avant Jésus-Christ ».
Le premier responsable du secteur sportif a annoncé en conséquence que le MSJ « allait réquisitionner des bus adéquats “Etusa” pour transporter les autres athlètes  qui vont arriver de Tokyo », a-t-il promis, non sans menacer de sanctions tous responsables qui n’auraient pas fait leurs travail, provoquant ainsi ce que l’opinion nationale a qualifié de «scandale ». Pour ce qui est de la faible prime accordée aux athlètes aux besoins spécifiques, en deçà même de celle accordée à leurs collègues, les autres athlètes, le ministre estime que « logiquement, la prime des athlètes aux besoins spécifiques doit être plus élevée » compte tenu, a-t-il précisé «  de leurs besoins par rapport aux autres athlètes » et de s’engager en déclarant «je me charge d’assurer l’égalité des primes ». Il semblerait que les responsables du monde sportif, chez nous, n’ont d’yeux que pour le ballon rond et de l’équipe nationale de foot, laquelle a fini, elle aussi, à payer les frais de l’incompétence et de la mauvaise gestion, en se retrouvant dans l’obligation de jouer un match dans le sillage des éliminatoires pour le Mondial, sur une pelouse délabrée pour des champions d’Afrique et une des meilleures équipes mondiales. Le coup de gueule de l’entraîneur de l’Équipe nationale a eu un effet de boule de neige, bien avant et après le match Algérie- Djibouti de samedi dernier. Hier, sur les les critiques formulées par le sélectionneur national quant à l’état de la pelouse du stade Mustapha Tchaker de Blida, le ministre Abderrezak Sebkak, après avoir indiqué que « Belmadi a été sincère dans son diagnostic du terrain du stade Tchaker », il poursuivit en déclarant que «nous prendrons en charge cette question prochainement ».
Karima B.