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AÉROPORT INTERNATIONAL D’ALGER : La piste principale réceptionnée d’ici le mois de juillet

Le ministre des Travaux publics et des Transports Farouk Chiali, a affirmé, hier, que la réouverture du trafic aérien dépend de l’évolution de la situation sanitaire actuelle, exprimant par ailleurs sa satisfaction par rapport à l’avancement des travaux au niveau de l’aéroport international d’Alger.

À ce propos, Chiali a indiqué lors d’une visite au chantier de l’extension de la principale piste de l’aéroport Houari-Boumediene, que « les travaux ont débuté il y a une semaine au niveau de cet aéroport stratégique ». « Je suis très satisfait de la prise en charge par l’entreprise nationale Cosider qui est bien connue et a montré ses possibilités et ses compétences. Je pense que les travaux pourraient être achevés d’ici fin juillet », a-t-il dit.
Saluant les efforts déployés par les autorités locales de la wilaya d’Alger qui ont accordé toutes les facilités et les conditions nécessaires à l’entreprise Cosider pour qu’elle puisse réaliser les travaux dans de « bonnes conditions », Chiali a insisté sur l’urgence de parachever les travaux le « plus tôt possible » en raison du rôle « important » que joue cette infrastructure aéroportuaire qualifiée de stratégique sur le plan économique.
Le ministre a assuré, dans ce cadre, que la piste sera prête pour la reprise du trafic aérien international d’ici le mois de juillet. « Je ne sais pas ce qui va se faire au niveau mondial pour la reprise du trafic aérien, mais je pense qu’avec la cadence et les engagements pris par les dirigeants de Cosider, cette piste sera prête avant le déconfinement et la réouverture du trafic aérien mondial », ajouté Chiali.
Selon Abderrahmane Rahmani, directeur des travaux publics de la wilaya d’Alger, interrogé par l’APS, le délai de réalisation de ce projet, qui a été repris par Cocider, a été diminué de 12 à 6 mois, avec un montant de marché estimé à près de 2,6 milliards de DA. Précisant que le taux d’avancement global du projet est de 42%, M. Rahmani a expliqué que la consistance des travaux consiste en la réparation totale de la piste principale, des pistes secondaires pour des taxiway et de deux parkings avions d’une superficie de 16.000 m² ainsi que 9 bretelles d’un linéaire global de 2.000 m. Le renforcement de la piste principale permettra, selon l’intervenant, la mise à niveau de l’infrastructure aéroportuaire conformément aux normes internationales exigées par l’Organisme international des aéroports civils (OAIC). L’objectif escompté à travers ce projet est celui d’adapter la piste principale de l’aéroport à la recevabilité des aéronefs Airbus 380, gros-porteurs long-courrier à double pont, a-t-il noté.

La reprise du trafic aérien renvoyée sine die
Par ailleurs, concernant, la reprise du trafic aérien, le ministre n’a pas avancé de date pour la levée de la suspension des liaisons aériennes nationales et internationales, indiquant que cela dépendra de l’évolution de la pandémie.». Nous allons avoir une démarche commune au niveau du gouvernement et on verra selon l’évolution de la situation », a-t-il précisé. Pour rappel à la fin du mois de mars, l’Algérie a suspendu toutes les liaisons aériennes nationales et internationales pour endiguer la propagation de la pandémie de coronavirus Covid-19. Le gouvernement a prolongé le confinement et toutes les mesures qui y sont liées jusqu’au 15 mai.
La pandémie du coronavirus a causé des pertes au niveau des aéroports du pays et des compagnies aériennes, selon les chiffres communiqués par l’Établissement de gestion des services aéroportuaires (EGSA), l’ampleur des pertes enregistrées par les aéroports est sujette à une aggravation substantielle si les mesures de confinement venaient à se prolonger. Les aéroports du pays sont en grande détresse économique depuis le début de la crise sanitaire induite par la pandémie Covid-19. Une situation qui s’enlise au rythme des mesures de prévention et de sécurité en vigueur. L’EGSA estime le niveau des pertes accusé par l’aéroport d’Alger à quelque 130 milliards de dinars depuis la suspension des vols.
D’après les prévisions de l’EGSA, ce manque à gagner devrait se creuser davantage, à la lumière du maintien des mesures de confinement, au moins jusqu’au 14 mai 2020, ainsi que de la fermeture des frontières et de l’espace aérien. Par ailleurs, les aéroports de l’ouest du pays font l’objet d’une perte du chiffre d’affaires de 95%, selon les déclarations du directeur général de l’Entreprise de gestion des services aéroportuaires de l’Ouest (EGSAO), Abdelkader Kessal, et ce durant le seul mois d’avril. L’intéressé a néanmoins indiqué que la crise financières des structures aéroportuaires de l’Ouest n’aura pas de conséquences sur le versement des salaires des travailleurs, du moins jusqu’au mois de mai.
Concernant ce point, le ministre des Transports en a fait abstraction et n’a abordé ni la situation financière dans laquelle se trouve la compagnie aérienne Air Algérie et ses employés, ni la situation des aéroports que nous venons de citer.
Sarah Oubraham