Quelle que soit l’issue des élections législatives israéliennes du 27 octobre 2026, que des médias occidentaux positionnés à droite nous présentaient honteusement comme une compétition démocratique, rien ne changera au quotidien et aux perspectives du peuple palestinien qui continue, depuis près de huit décennies, à payer de son sang toutes les politiques colonialistes des gouvernements successifs à la tête de l’entité sioniste. Il faut savoir qu’il était question de ces joutes d’élire les 120 députés de la Knesset pour un mandat de quatre ans. Ce parlement qui a produit des lois scélérates contre les Palestiniens sous l’impulsion des criminels de guerre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son ministre de la sécurité Itamar Ben-Gvir. L’on retient sinistrement l’instauration de la peine de mort, la création d’un tribunal militaire spécial ou encore la loi fondamentale « État-nation du peuple juif ». Cet arsenal juridique a révélé la vraie nature du régime sioniste avant même que l’on assiste au plus grand génocide contre un peuple en lutte pour son indépendance depuis la Seconde Guerre mondiale. Netanyahu, qui ambitionne de diriger encore le gouvernement, a mené une véritable politique d’extermination contre le peuple palestinien. Plus de 74 000 personnes tuées et plus de 170 000 autres blessées depuis le 7 octobre 2023. À travers ces élections, le régime sioniste tente de faire croire à un changement pour faire oublier l’inoubliable crime de guerre perpétré contre le peuple palestinien. Sinon, posons-nous la question pour savoir si un autre responsable à la tête du gouvernement sioniste, à la place du bourreau de Ghaza qui porte le sang des enfants et des femmes palestiniens sur les mains, aurait changé les choses pour le peuple et l’avenir de l’État palestinien ? Ainsi, le chef de file du bloc constitué autour du sinistre parti Likoud, a comme rival principal un ancien chef d’état-major de l’armée, Gadi Eisenkot pour ne pas le nommer, dirigeant le « bloc de l’opposition », que des médias occidentaux pro-israéliens présentent comme un candidat du changement. Bien entendu, le changement du point de vue sioniste s’entend comme une alternative à Netanyahu. Il suffit d’ailleurs d’une simple recherche sur internet pour découvrir un personnage qui n’a rien à envier à son rival Netanyahu. Gadi Eisenkot est de loin contre tout établissement de l’État palestinien, favorable à l’entreprise d’extermination de la résistance palestinienne à Ghaza et pour la poursuite de la politique d’occupation en Cisjordanie. Bref, l’entité sioniste qui tente de vendre à l’opinion internationale l’image d’une élection « démocratique » ne peut pas effacer d’un trait le génocide à ciel ouvert perpétré contre le peuple palestinien. Autrement dit, l’un ou l’autre, c’est du pareil au même.
Farid Guellil
