Plusieurs localités de la Cisjordanie occupée ont été le théâtre, vendredi, d’une série d’incursions menées par les forces d’occupation sionistes, accompagnées dans certains cas de perquisitions de domiciles et d’arrestations de citoyens palestiniens. Ces opérations se sont déroulées parallèlement à de nouvelles incursions de colons dans plusieurs villages et localités palestiniennes. Dans le gouvernorat de Naplouse, les forces d’occupation ont investi la localité de Beita, au sud de la ville, où elles ont perquisitionné plusieurs maisons avant de procéder à une nouvelle incursion dans la localité plus tard dans la journée. Les forces d’occupation ont également investi le village de Qaryout, au sud de Naplouse, ainsi que le quartier d’Al-Masaken Al-Chaabia, à l’est de la ville, et les environs de l’ancien camp d’Askar. Lors de leur incursion dans les environs du village de Tell, au sud-ouest de Naplouse, les forces d’occupation ont retenu le président du conseil villageois, ainsi que le membre du conseil Hazem Assida, et le citoyen Assim Walid Zaidan. De leur côté, des colons ont investi le village d’Awarta, au sud-est de Naplouse, où ils ont accompli des rites talmudiques au niveau du mausolée d’Al-Ozair, dans le cadre d’une série d’incursions et d’agressions répétées dans la région.
Incursions et arrestations à Jénine et Qalqilya
Dans le gouvernorat de Jénine, les forces d’occupation ont investi la zone de Dabbat Al-Ghanem, ainsi que le quartier de Khallat Al-Souha, dans la ville de Jénine. À Qalqilya, elles ont investi la localité d’Immatine, à l’est du gouvernorat, et perquisitionné plusieurs domiciles. Elles ont procédé à l’arrestation de Rifaat Al-Bari et de son fils Abdallah, ainsi que de Mahdi Al-Bari. Dans le gouvernorat de Bethléem, les forces d’occupation ont investi le camp d’Aïda, au nord de la province, au milieu d’un important déploiement militaire. Elles ont également investi la localité de Baqa Al-Charqiya, au nord du gouvernorat de Tulkarem. Dans le gouvernorat d’ElKhalil, des colons ont, pour leur part, fait irruption dans une maison située dans le secteur de Khallat Al-Homs, au sud de la province.
Des rites de colons aux abords de Bab Al-Rahma
Par ailleurs, des dizaines de colons ont organisé vendredi des rites religieux juifs et soufflé dans des shofars à proximité de tombes musulmanes dans le cimetière de Bab Al-Rahma, adjacent au mur oriental de la mosquée Al-Aqsa, sous la protection de la police d’occupation, à la veille de Roch Hachana, le Nouvel An juif. Selon le gouvernorat d’El-Qods, ces rites ont été organisés depuis l’extérieur du cimetière pour la troisième semaine consécutive, alors que les groupes du « Temple » intensifient leurs appels à autoriser la pratique de rites religieux à l’intérieur de l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa durant les fêtes juives. Le gouvernorat a indiqué que, face aux restrictions imposées à certains de ces rites à l’intérieur de la mosquée, les colons se tournent désormais vers ses abords, ses portes et les zones directement adjacentes à ses murs, notamment le cimetière de Bab Al-Rahma. Selon les autorités palestiniennes, cette pratique vise à imposer de nouvelles réalités sur le terrain et à étendre les manifestations de judaïsation de l’intérieur de la mosquée à son environnement immédiat, menaçant ainsi l’identité islamique du site et le statut des lieux saints qui l’entourent. Ces rites interviennent au lendemain de l’entrée de 409 colons dans l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa par la porte des Maghrébins, lors des périodes d’accès matinale et vespérale, sous la protection des forces d’occupation, selon le gouvernorat d’El-Qods. Des dizaines de colons auraient également organisé jeudi des rites collectifs et publics dans le secteur de Bab Al-Rahma, alors que les fidèles musulmans étaient soumis à des restrictions renforcées et empêchés d’accéder à cette zone pendant les incursions. Le gouvernorat d’El-Qods a estimé que le choix de la zone adjacente à Bab Al-Rahma revêtait une « importance stratégique », en raison de sa proximité directe avec le mur oriental de la mosquée Al-Aqsa. Il a affirmé que ces pratiques menaçaient l’identité historique du cimetière et s’inscrivaient dans une politique visant à modifier progressivement le caractère de l’environnement de la mosquée. Les autorités palestiniennes ont enfin mis en garde contre l’exploitation des fêtes juives pour intensifier les incursions, introduire de nouveaux rites religieux, élargir les horaires et les espaces d’accès des colons et renforcer les restrictions visant les fidèles musulmans ainsi que les employés des autorités religieuses islamiques. Elles ont averti que cette escalade risquait de porter atteinte au statu quo historique et juridique en vigueur à Al-Aqsa, alors que la Cisjordanie occupée connaît une intensification continue des incursions militaires, des arrestations et des agressions de colons visant les citoyens palestiniens et leurs biens.
M. S.










































