Accueil À LA UNE LUTTE ANTITERRORISTE EN AFRIQUE : Un rapport américain corrobore la vision algérienne

LUTTE ANTITERRORISTE EN AFRIQUE : Un rapport américain corrobore la vision algérienne

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Selon un rapport du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA, basé à Washington), daté du 8 septembre 2026, « le nombre de victimes liées à la violence islamiste en Afrique, ne cesse d’augmenter ».
La même source précise que ce constat intervient dans un contexte d’évolution des tactiques. À ce propos, le rapport relève que « l’année écoulée a également été marquée par une hausse de 42 % du nombre de victimes (passant de 4 221 à 5 980) liées à des actes de violence à distance. Plus de 90 % d’entre elles sont dues à des frappes aériennes. Toutefois, le nombre de victimes liées aux drones est en augmentation, ce qui reflète l’évolution des tactiques employées tant par les armées africaines que par les groupes islamistes militants ». D’après le rapport, la hausse du nombre annuel de victimes (pour les 12 mois se terminant à la mi-2026) s’explique par une augmentation de 60 % des morts dans le bassin du lac Tchad et au Mozambique. Le rapport s’appuie sur des chiffres : « Le Sahel représente 42 % du nombre total de morts signalées en Afrique, suivi par la Somalie et le bassin du lac Tchad, avec 28 % chacun. Ces tendances régionales reflètent l’évolution de la violence des islamistes militants en Afrique ces dernières années. Sur les quelque 166 000 personnes tuées par la violence extrémiste en Afrique au cours de la dernière décennie, 92 % l’ont été au Sahel, en Somalie et dans le bassin du lac Tchad. Bien que 15 pays africains aient connu un certain degré de violence islamiste au cours de l’année écoulée, 94 % de ces décès se sont produits dans cinq pays : la Somalie, le Nigeria, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ».
L’Algérie- qui milite pour la concrétisation, sur le terrain, des principes « solutions africaines aux problèmes africains » et « pas d’ingérences extérieures »- a exposé, dans les moindres détails, sa démarche pour faire face à cette situation, dans une allocution du président Abdelmadjid Tebboune, lue par le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, lors des travaux de la 21e session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine sur le renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits en Afrique, tenue à Luanda, capitale de l’Angola, le 30 août 2026. Ainsi, le président Tebboune a souligné la nécessité pour l’UA d’imposer sa présence sur le terrain pour lutter contre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé, tout en fournissant une aide humanitaire d’urgence, et ce à travers le déploiement effectif et opérationnel des organes de l’Union, notamment les Représentants spéciaux du président de la Commission, l’activation de la Force africaine en attente avec ses composantes régionales et l’intensification des actions sur le terrain du Groupe des Sages. Pour le président de la République, « la sagesse exige de coordonner la création de nouveaux mécanismes et structures susceptibles d’alourdir inutilement notre organisation » ; « il convient plutôt de renforcer l’intégration et le partenariat entre les mécanismes existants, à commencer par +la Commission de consolidation de la paix des Nations unies (CCP)+ », a-t-il ajouté.  « Cela passe par l’activation du système d’alerte précoce, la pleine exploitation de +l’Outil continental d’évaluation des risques+ et le renforcement du rôle consultatif et diplomatique du +Groupe des Sages+ », a expliqué le président Tebboune. Autre point soulevé par le président Tebboune : « nécessité d’accélérer l’opérationnalisation complète du Fonds pour la paix de l’Union africaine et de fournir des ressources suffisantes et durables pour financer les initiatives préventives et la diplomatie proactive ». Le président de la République a, en outre, mis en avant la nécessité de « revenir aux fondamentaux et aux bons offices », en disant que « les mécanismes fondateurs de notre Organisation continentale nous rappellent que les bons offices des chefs d’Etat et de Gouvernement constituent l’instrument le plus efficace ». « Convaincus qu’il ne saurait y avoir de paix et de sécurité sans développement, ni de sécurité stable sans une réponse aux catastrophes humanitaires, nous appelons à la conjugaison des efforts et à la valorisation des atouts compétitifs de notre continent », a déclaré le président Tebboune, exprimant un des fondements de la démarche algérienne en la matière.
M’hamed Rebah

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