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LOUISA HANOUNE POURSUIVIE POUR DIFFAMATION PAR MOHAMED SEGHIR SAÂDAOUI : L’affaire reportée au 15 juillet

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La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a comparu, jeudi 9 juillet, devant le tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed à Alger, dans le cadre d’une affaire de diffamation et d’injures envers une institution publique.
La plainte a été déposée par le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, à la suite de déclarations dans lesquelles la responsable politique l’accusait d’avoir soutenu des candidats aux élections législatives.
L’affaire a été engagée selon la procédure de citation directe, à l’initiative de la défense du ministre. Lors de cette première audience, les avocats de Louisa Hanoune ont sollicité un renvoi afin de préparer leur défense. Le tribunal a fait droit à cette demande et a fixé la prochaine audience au 15 juillet. Avant sa comparution, Louisa Hanoune avait indiqué que le ministre avait engagé des poursuites contre elle à titre personnel, et non au nom de l’État ou du ministère. Elle avait également précisé avoir reçu une citation officielle d’un huissier de justice à la mi-juin. À l’audience, Mme Hanoune a rejeté les accusations portées contre elle. Elle a affirmé avoir été « la cible d’une campagne à son encontre » et a soutenu que sa réponse s’était inscrite exclusivement dans le cadre du débat politique, sans recourir, selon ses propos, à des méthodes qu’elle a qualifiées de « voyous » ou à des pratiques qu’elle estime appartenir au passé.  L’origine de cette affaire remonte au début du mois de juin, lorsque Mme Hanoune avait accusé le ministre de l’Éducation d’avoir « apporté son soutien » à deux candidats aux élections législatives, estimant qu’un tel comportement constituait une violation de la loi.   Selon ses déclarations, le ministre aurait, lors d’une réunion avec les représentants de 38 syndicats, parmi lesquels figuraient des candidats aux législatives, « donné des consignes » en faveur de deux candidats. Elle considérait que ces faits constituaient une atteinte au principe de neutralité de l’administration et à la liberté de choix des électeurs.  Mme Hanoune avait également soutenu que le secteur de l’Éducation et les organisations syndicales « ne sont pas un parti politique » et que le ministre «n’est pas le président d’un parti politique » habilité à orienter les syndicalistes dans leur choix électoral. Elle estimait, dès lors, que de telles pratiques, si elles étaient avérées, justifieraient l’ouverture de procédures appropriées. À ce stade, les accusations formulées par Mme Hanoune n’ont pas été accompagnés par des preuves ou des éléments publics. Les responsables syndicaux ayant participé à la réunion évoquée ne se sont pas exprimés publiquement pour confirmer ces allégations. De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, n’a, jusqu’à présent, fait aucune déclaration publique concernant les accusations portées contre lui ni au sujet de la procédure judiciaire engagée.
A. N.

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