Letizia, spécialiste des partenariats à l’UNICEF Venezuela, travaille à Caracas depuis 2 ans. Lorsque les secousses ont commencé, sa première pensée a été pour ses enfants. « J’ai eu la chance de les retrouver sains et saufs. Beaucoup d’autres familles n’ont pas eu cette chance. »
Depuis ce jour, l’employée de l’UNICEF « voit autour d’elle des parents qui pleurent un enfant disparu, des frères et sœurs séparés, des enfants qui se retrouvent soudainement orphelins et sans repères. Aujourd’hui encore, les équipes de secours fouillent des montagnes de gravats à la recherche de survivants », a-t-elle livré son témoignage publié sur le site de l’agence onusienne. « Les jours passent et, pour de nombreuses familles, l’espoir de retrouver un proche s’amenuise peu à peu. Pour les enfants, le traumatisme est immense : de nombreux enfants ont assisté à l’effondrement de leur maison et perdu tout ce qui faisait leur quotidien. Les familles ayant perdu leur foyer vivent désormais sous des tentes ou dans des abris temporaires. L’accès à l’eau, à l’école, aux soins et aux services essentiels est devenu très difficile », pouvait-on y lire encore.
Face à cet état de fait, l’Unicef a assuré fournir l’assistance nécessaire aux enfants victimes des séismes qui ont touché le Venezuela, appelant à une aide et davantage de soutien pour répondre à leurs besoins. « L’UNICEF est sur le terrain et travaille avec les autorités et ses partenaires pour fournir de l’eau potable, des produits d’hygiène, des soins médicaux, un soutien nutritionnel et un accompagnement psychosocial. Nous avons également ouvert des espaces adaptés aux enfants où ils peuvent venir jouer, dessiner et échanger avec lesautres, exprimer leurs émotions et retrouver un sentiment de sécurité », a déclaré mercredi Catherine Russel, cheffe de l’Unicef, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. « L’UNICEF restera sur place et lance un appel urgent à l’aide pour répondre aux besoins croissants des enfants. Les séismes ont déjà tant pris aux enfants. Nous ne pouvons pas leur permettre de compromettre leur avenir », a-t-elle ajouté. Mme Russel a rappelé que les séismes au Venezuela ont été une catastrophe pour les enfants et les familles. En quelques minutes, la vie des enfants a basculé. Des milliers ont été blessés ou ont perdu des proches. « Maisons, hôpitaux et écoles ont été réduits en ruines. Les enfants sont désormais confrontés à des interruptions dans leurs soins de santé et leur éducation, et subissent des traumatismes », a-t-elle déploré.
Le bilan monte à 3 811 morts
Le bilan du double séisme du 24 juin au Venezuela a été révisé à la hausse et s’élève désormais à 3.811 morts, a annoncé mercredi le président de l’Assemblée nationale Jorge Rodriguez lors d’une intervention télévisée. « Nous pouvons dire qu’à ce jour, le 8 juillet 2026, 3.811 soeurs et frères sont malheureusement décédés des suites de la tragédie du double séisme », a affirmé Rodriguez aux côtés de sa soeur, la présidente par intérim du pays, Delcy Rodriguez. Le précédent bilan, daté de dimanche, était de 3.685 morts. Les séismes ont fait « 16.740 blessés, 6.462 Vénézuéliennes et Vénézuéliens ont été secourus dans les décombres. Nous avons assisté 86 794 familles. 17.907 personnes se retrouvent sans logement », a-t-il précisé. De magnitude 7,2 et 7,5, les deux séismes se sont produits à 39 secondes d’intervalle et ont principalement touché le nord du Venezuela.
R.I.














































