Les tensions entre les États-Unis et l’Iran vont crescendo. Mais il est plus juste de parler de menaces et de pressions américaines, car on ne peut pas mettre les deux pays sur un rapport égalitaire. Depuis la guerre des 12 jours provoquée par l’entité sioniste, Washington a multiplié les actes hostiles à l’égard de l’Iran. Cela a commencé en juin 2025 déjà, avec le bombardement des sites nucléaires iraniens sous prétexte d’enrichissement de l’uranium pour la production des armes. Une méthode américaine classique comme lors de l’invasion de l’Irak en 2003 parce que le pays aurait caché un arsenal d’armes chimiques. Récemment encore, Donald Trump a reproduit la même opération, ou presque, au Venezuela. Cela a commencé par des accusations à l’encontre du président Nicolas Maduro de narcotrafic prétextant lutter contre les barons de la drogue. Une manœuvre suivie par un déploiement de navires de guerre près des eaux du Venezuela et laquelle opération supposée lutter contre le trafic de drogue a fini en agression du pays et en violation de sa souveraineté territoriale. C’est d’autant plus encore que Maduro et sa femme ont été capturés lors d’un raid digne d’une attaque de cowboys. Ainsi, la méthode de faire de Trump est presque similaire qu’en Iran. Tout comme le Venezuela, Washington a commencé depuis quelques semaines à déployer un arsenal de guerre au Moyen-Orient. Plusieurs dizaines d’avions de combat, de ravitailleurs et d’appareils de surveillance au Moyen-Orient au cours des derniers jours. Des moyens supplémentaires viennent s’ajouter à un total de 13 navires de combat déjà présents en mer d’Arabie, dans le détroit d’Ormouz, en mer Rouge et dans la Méditerranée. Vendredi, le porte-avions américain Gerald Ford, le plus grand au monde, a été vu en train d’entrer en mer Méditerranée. Les États-Unis n’avaient jamais déployé autant d’avions de guerre et de porte-avions que depuis l’invasion de l’Iran. Aussi paradoxal que cela paraisse, des pourparlers sur le nucléaire iranien sont engagés entre Washington et Téhéran. Bien que les discussions aient peu de chance d’aboutir au vu du bellicisme américain. Pendant ce temps, le Kremlin a appelé toutes les parties à la « retenue » face à une « escalade des tensions sans précédent » autour de l’Iran. Washington met la pression et continue à menacer en estimant avoir « de nombreuses raisons » de frapper l’Iran.
Farid Guellil






































