Dans un article intitulé « Réflexions sur la situation politique actuelle », Rachid Hamouni, le président du groupe parlementaire du Parti du progrès et du socialisme (PPS), accuse le système marocain de gouvernance, de favoriser l’emprise de l’argent sale sur les institutions politiques, transformant le jeu démocratique en simple façade au service d’une élite corrompue, au détriment des citoyens de plus en plus marginalisés et privés de perspectives. Dans ce cadre, plusieurs intellectuels marocains avaient d’ailleurs dénoncé cette situation allant même jusqu’à affirmer que l’actuel chef du gouvernement Aziz Akhenouch, a réussi son ascension au niveau des structures du parti le Rassemblement national des indépendants (RNI), en usant de corruption et en versant des pots de vin même à des formations politiques qui étaient en course pour les dernières législatives pour battre les islamistes du PJD d’El-othmani. L’affaire avait fait grand bruit il y a deux ans mais le scandale a été vite étouffé sur intervention du roi M6 et son premier conseiller André Azoulay qui avait pris sous son aile le nouveau chef du gouvernement qui avait prêté allégeance à l’entité sioniste et juré qu’il allait être son valet servant dans la région. Il est connu que l’influence de l’argent sale et les lobbies, sur la scène politique marocaine, est grande et qu’aujourd’hui elle est devenue un marché d’intérêts où des partis se vendent au plus offrant et les élections se jouent sur des allégeances financières plutôt que sur des programmes. Et ce jeu pervers est couvert par le Makhzen qui y trouve son compte. Cette pratique est devenue un poussoir qui éloigne et écarte les intellectuels et les jeunes au profit d’opportunistes, installant ainsi un climat de résignation et de défiance citoyenne. Il faut savoir que l’argent sale, souvent issu du trafic de drogue, sert même la diplomatie du royaume qui en use et abuse pour acheter des soutiens à sa politique expansionniste et coloniale dans la région du Maghreb. L’affaire des eurodéputés corrompus et la dernière tentative du Maroc d’acheter des voix au profit de sa candidate aux élections pour le poste de vice-président de la commission de l’Union africaine sont des preuves irréfutables de l’influence de l’argent sale sur la sphère politique marocaine. Dans son article, Rachid Hamouni, déplore la disparition progressive de la classe moyenne, autrefois porteuse de l’idéal démocratique, aujourd’hui absorbée par la lutte quotidienne pour sa survie économique. Il s’interroge sur la responsabilité collective face à la dérive du paysage politique et sur la capacité des citoyens à s’engager dans un climat marqué par la désillusion. Il dénonce également l’écart croissant entre les discours et les pratiques des acteurs politiques, et remet en cause la conformité des institutions gouvernementales et législatives avec l’esprit de la Constitution de 2011, soulignant dans ce contexte, les difficultés rencontrées par les jeunes entrepreneurs dans un climat économique hostile, tandis que d’autres, issus de la sphère des affaires douteuses, investissent le champ politique pour renforcer leur influence et accroître leur fortune via des positions de pouvoir. Parallèlement, les plus démunis paient le prix de leur dignité, certains cédant aux pratiques électorales corrompues, alimentant ainsi un cercle vicieux d’exploitation et de misère organisée. Les intellectuels et militants sont marginalisés, convaincus de l’inutilité de leur engagement après des années de désillusions et de répression. D’ailleurs, la presse marocaine a fait état, à plusieurs reprises de procès pour conflits d’intérêts manifestes. Akhenouch, le chef du gouvernement est accusé d’avoir versé des pots de vin à l’autorité de surveillance du commerce pour se permettre d’augmenter les prix du gaz butane mis en bonbonnes par son entreprise. Malgré l’intervention de M6 qui voulait mettre fin aux manifestations qui avaient ébranlé le royaume l’hiver 2024, l’augmentation a été actée. Hamouni appelle à une refonte du discours politique, et dénonce une rhétorique gouvernementale déconnectée de la réalité sociale et des partis obsédés par la quête du pouvoir au détriment de leur identité et de leurs valeurs. Il critique la transformation du Parlement en théâtre de la surenchère et du spectacle, au lieu d’un espace de débat sérieux et constructif. En conclusion, Hamouni accuse le système de favoriser l’emprise de l’argent sale sur les institutions politiques, transformant le jeu démocratique en simple façade au service d’une élite corrompue, au détriment des citoyens de plus en plus marginalisés et privés de perspectives. Cette situation est, par ailleurs, dénoncée par plusieurs ONG qui citent le Maroc comme un pays où la corruption est institutionnalisée et où verser un « bakchich » pour obtenir une faveur est chose courante au point où toutes les valeurs morales ont pris un sérieux coup. Le makhzen a mis en place ce système et il est en train de l’entretenir pour lui assurer une longévité et pour s’assurer, lui, hégémonie et domination sur la vie politique, sociale économique et autre des marocains.
Slimane B.
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