Migrants africains

460 cas recensés les six premiers mois de l’année 2018 : L’immigration clandestine en baisse, selon la LADDH

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) a fait savoir que le phénomène de l’immigration clandestine à travers les côtes algériennes aurait enregistré une baisse au cours de la période de janvier à juin de l’année en cours. Selon l’ONG, 460 tentatives ont été déjouées par les gardes-côtes contre 616 cas durant la même période en 2017.
Le bilan de ce corps des forces navales révèle ainsi que durant l’année 2018, il a été enregistré 156 tentatives d’immigration en moins comparant à 2017, souligne la Laadh. Selon l’ONG, un chiffre record a été enregistré l’année précédente. Plus de 3109 algériens auraient, en effet, tenté l’aventure dans (des barques de la mort) à travers la mer méditerranéenne dont 186 femmes et 840 mineurs. Ceci avait poussé les autorités algériennes à renforcer le nombre de canots utilisés dans les recherches de (Harraga). Pour ce qui est du bilan des premiers mois de l’année en cours, la ligue relève, cependant dans son communiqué d’hier, que les chiffres avancés par les gardes-côtes ne reflètent pas la réalité. Le secrétaire national chargé des relations externes de la ligue, Mahmoud Djenan, a affirmé dans ce sens que le nombre réel de migrants clandestins dépasse 8750 personnes au cours du premier semestre de 2018. Ces derniers auraient réussi à atteindre les côtes espagnoles et italiennes et se sont dispersés dans différents pays européens. La même source fait état, en outre, d’une dizaine de personnes disparues en mer. S’agissant de personnes ayant fait l’objet d’arrestation en Europe, la LADDH signale qu’il n’est pas possible de donner un chiffre exact en raison notamment du manque d’information émanant de ces pays, et surtout de l’absence de suivi des consulats algériens. Seulement, poursuit-elle, après une recherche minutieuse auprès des familles, et de différentes ONG, l’on est arrivé à recenser à peu près 6000 personnes prisonnières. Tout en tirant la sonnette d’alarme, la LADDH a attiré l’attention, également, sur des cas de près de 500 mineurs algériens qui seraient exploités par la mafia de la drogue en Europe. Pour mettre fin à ce phénomène, l’ONG appelle à mettre en place une stratégie nationale qui puisse prendre en considération les causes profondes qui poussent les jeunes à risquer leur vies dans des barques de la mort dans l’espoir d’une vie meilleure en outre-mer. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme appelle, également, les autorités à collaborer avec elle pour traiter ce phénomène de (Harraga) et trouver des solutions adéquates, soulignant avoir de l’expérience dans ce domaine.
Ania Nait Chalal