Choléra

37 décès confirmés en deux mois d’épidémie de choléra au Niger

L’épidémie de choléra qui sévit depuis début juillet dernier dans le département nigérien de Madarounfa (sud) et s’est propagée à d’autres communes de la région de Maradi a fait 37 décès confirmés sur 2.013 cas en date du 26 août, selon un bilan communiqué mardi par l’Union européenne à Niamey. L’épidémie s’est propagée à 16 aires de santé de la région, précise la même source. Le dernier bilan officiel en date du 16 août faisait cas de 26 décès sur 1.449 personnes contaminées. L’UE a annoncé mardi un financement humanitaire de 150.000 euros (près de 175.000 dollars) pour venir en aide aux victimes de l’épidémie. «Ce financement de l’UE appuiera la Croix-Rouge nigérienne à fournir une aide d’urgence indispensable, notamment en médicaments pour le traitement des cas, en eau, produits sanitaires et hygiéniques, en savon et aquatabs», a-t-elle précisé. Pour rappel, le choléra est une maladie bactérienne provoquant de graves diarrhées et qui se transmet à travers l’eau. Il est apparu pour la première fois au Niger en 1971. Depuis 1990, la tendance générale montre une augmentation annuelle de la fréquence et de la taille des épidémies. Entre 1994 et 2016, la surveillance épidémiologique a recensé 23.740 cas avec 1.064 décès, soit un taux de létalité élevé de 4,5%, selon les statistiques officielles. En ce qui concerne cet épisode, pour le ministre nigérien de la Santé, Idi Illiassou Mainassara, «il s’agit d’une épidémie importée, parce que près que 90% des cas viennent du grand voisin, le Nigeria». Des experts avaient fait part de leur inquiétude quant à une flambée de cette maladie très contagieuse, en raison des inondations liées à de fortes pluies dans la zone touchée.

Palestine : le Japon octroie une aide financière de 5,4 millions de dollars à l’UNRWA
Le gouvernement japonais a annoncé mardi l’octroi d’une aide d’urgence de 5,4 millions de dollars à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), intervenant après l’annulation par l’administration Trump de 200 millions de dollars d’aide aux Palestiniens, a rapporté l’agence de presse Wafa. Cette aide financière, «sera approuvée aujourd’hui» par le gouvernement japonais, selon le coordinateur des affaires culturelles et de l’information au sein de la représentation japonaise, Nizar Marouf, cité par l’agence.
Elle sera dédiée aux «aides alimentaires» au profit des Palestiniens dans la bande de Ghaza, selon la même source. «L’administration américaine a suspendu ses aides pour l’UNRWA, dans une tentative de faire pression sur l’autorité palestinienne pour accepter l’accord du siècle», a indiqué Wafa.

Allemagne : une statue d’Erdogan démontée suite à une polémique
La ville de Wiesbaden en Allemagne a fait retirer dans la nuit de mardi à mercredi, une statue dorée du chef de l’État turc installée au centre-ville dans le cadre d’un festival artistique, en raison de la polémique qu’elle suscitait. « En accord avec la police, la municipalité a décidé de faire démonter la statue car la sécurité autour ne pouvait plus être garantie », a indiqué la mairie dans un message sur son compte twitter. Elle a été déplacée par une grue. Cette statue de quatre mètres de hauteur d’un président Recep Tayyip Erdogan peint de couleur doré et levant le doigt d’un air décidé avait été installée en début de semaine dans la ville par les organisateurs d’un festival d’art, la Biennale de Wiesbaden. Ce festival, qui avait obtenu l’autorisation des autorités locales, s’est donné cette année comme mot d’ordre « bad news » (mauvaises nouvelles) et entendait avec cette statue provoquer le public et inciter à la discussion. Leurs espoirs ont été atteints sans doute au-delà de leurs espérances: les esprits se sont échauffés de plus en plus depuis lundi entre partisans et adversaires de ce projet et d’Erdogan. Peu après avoir été installée, divers commentaires insultants, parmi lesquels « Hitler turc », ont été inscrits sur la statue. Le ton est particulièrement monté mardi soir devant l’installation lorsque les deux camps se sont faits face « dans une atmosphère un peu agressive », selon un porte-parole de la police.

Quatre millions d’enfants réfugiés ne sont pas scolarisés
Quatre millions d’enfants réfugiés ne sont pas scolarisés, a déclaré mercredi le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) basé à Genève. Ce chiffre représente une augmentation d’un démi-million d’enfants en un an, a indiqué le HCR, dans un rapport intitulé «Inverser la tendance : L’éducation des réfugiés en situation de crise». «L’éducation est une façon d’aider les enfants à guérir, mais aussi un outil essentiel pour la reconstruction de leur pays», a fait remarquer Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, ajoutant que sans l’éducation, «l’avenir de ces enfants et de leurs communautés sera irrémédiablement assombri». Selon les statistiques du HCR, à peine 61% des enfants réfugiés vont à l’école primaire et environ deux tiers des enfants réfugiés inscrits dans une école primaire n’iront pas jusqu’à l’enseignement secondaire. Concernant l’enseignement supérieur, au niveau mondial, le taux d’inscription dans l’enseignement supérieur frôle les 37%, mais à peine 1% des personnes réfugiées ont cette chance. «L’école est le lieu où, pour la première fois depuis des mois, voire des années, les enfants réfugiés peuvent retrouver un sentiment de normalité. Mais si la tendance actuelle se poursuit, et faute d’investissements urgents dans ce domaine, des centaines de milliers d’enfants viendront s’ajouter à ces inquiétantes statistiques», a ajouté M. Grandi. Le rapport exhorte les pays d’accueil à permettre l’inscription des enfants réfugiés dans leur système national, en leur assurant un programme approprié, depuis l’école primaire jusqu’à l’enseignement secondaire, de façon à leur garantir les qualifications nécessaires pour entrer à l’université ou démarrer une formation professionnelle supérieure. Il appelle également à un soutien financier durable de la part de la communauté internationale aux pays en développement qui accueillent 92% des réfugiés en âge d’être scolarisés. Par ailleurs, le rapport plaide pour le renforcement des partenariats avec le secteur privé, les organisations humanitaires et les gouvernements, en faveur de l’éducation des réfugiés.