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20E MARCHE POPULAIRE ET CITOYENNE : La jeunesse et les étudiants au rendez-vous de l’Indépendance

Les étudiants n’ont pas raté le rendez-vous avec l’histoire, lors du 20e vendredi de mobilisation populaire qui a coïncidé avec le 5 Juillet, anniversaire de l’Indépendance de notre pays. Ils ont offert un beau spectacle aux passants. Les étudiantes ont porté des tenues vestimentaires traditionnelles. Elles se sont placées en tête de la marche. Le Hayek et la robe kabyle étaient également portées par de nombreuses femmes. La jeune génération a aussi pris part à la marche qui a coïncidé avec la célébration du 57eme anniversaire de l’Indépendance du peuple algérien notamment les petites filles qui souriaient tout le temps aux caméras des passants désirant rendre immortel ce rendez-vous avec l’histoire.
D’ailleurs, cette assertion se voit confortée par les belles images qu’offraient les Algérois et ceux qui ont réussi à rejoindre la capitale pour la marche du vendredi dans sa 20e édition. L’ambiance « sylmia », quasi festive, a été présente tout au long de l’itinéraire de la marche, qui s’est ébranlée de la Place des Martyrs en passant par la Grande poste, la rue Didouche Mourad, avant d’atteindre la place Maurice Audin, et s’est mélangée avec le civisme, la solidarité l’humour des marcheurs et la joie des retrouvailles entre la jeune génération, les moudjahidine et les familles des chouhada qui reprenaient en chœur des chants patriotiques dans une ambiance de véritable fête de l’Indépendance. Arrivée au niveau de la rue Didouche Mourad, peu après 14h, et alors que les premiers  marcheurs rasaient les murs pour se protéger du soleil, tandis que d’autres ont trouvé refuge sur les trottoirs de ce boulevard, une première belle ambiance qui  a marqué le Cœur d’Alger se dévoile devant nos yeux. La marche s’est ébranlée tout doucement en direction de la Place Maurice Audin, sous les youyous des femmes qui fusaient de partout, derrière le premier carré formé par un groupe de jeunes étudiants et d’autres moins jeunes et qui entouraient, Drifa Ben M’hidi, la sœur du défunt martyr de la Révolution, Larbi Ben M’hidi à la tête de la foule. Croisé devant la Fac centrale, au milieu de la foule qui avançait vers l’esplanade de la Grande poste,  Amir, un étudiant nous a indiqué que «s’il existe pour les nations et les peuples, un jour glorieux résumant l’histoire de leurs victoires, le 5 juillet demeure le grand jour de l’Algérie.»
Pour une étudiante, qui a été au fait du développement de la situation depuis le début du Mouvement, ce vendredi « restera gravé à jamais dans sa mémoire, comme toutes les Algériennes et les Algériens.»

Des manifestants violemment bastonnés
Soudainement, les youyous se taisent, pour n’entendre, que « pas de dialogue, libérez le moudjadid Bouregâa et nos enfants» et « le pouvoir au peuple, par l’application des articles 7 et 8,» deux slogans entonnés par un carré de marcheurs.
Hélas, la marche du 20eme vendredi qui coïncide avec la célébration du double anniversaire de la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse, observée à Alger, s’est conclue par un tragique incident. Des manifestants ont été violemment tabassés par des éléments des forces de l’ordre.
Victimes d’une bousculade, provoquée par un rush des forces de l’ordre, des manifestants se sont retrouvés à terre. Ils ont reçu plusieurs coups de matraque et de pied. Cet état de fait a choqué les marcheurs et n’est pas passé inaperçu auprès de l’opinion publique.
Mohamed Amrouni