Haraga

150 CANDIDATS INTERCEPTÉS DANS 5 WILAYAS LITTORALES : La Harga reprend de plus belle

Pas moins de 150 candidats à la migration clandestine à bord d’embarcations pneumatiques, ont été repérés et arrêtés en haute mer, lors de plusieurs opérations distinctes menées par des éléments des Garde-côtes relevant des Forces navales algériennes, à Annaba, El-Kala, Mostaganem, Oran et Aïn Témouchent, a-t-on appris d’un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN), diffusé hier.

Un bilan qui atteste que le phénomène de la harga est de retour. À relever dans cette nouvelle vague une exception que les précédentes : les candidats qui partaient généralement à bord d’embarcations de fortune payent plus cher la traversée périlleuse. Pour preuve, ils préfèrent rejoindre la rive nord de la Méditerranée avec des embarcations plus sophistiqué et mieux équipées que les canoës.
En effet, le passage à la nouvelle année 2020, l’une des périodes prisées, les réseaux mafieux des passeurs se frottent les mains. Face à ce phénomène, point de répit pour les unités des Garde-côtes, qui ont réussi à mettre en échec de nouvelles tentatives de la migration clandestine et de sauver des vies humaines vouées à la disparition.
À Mostaganem, trois tentatives de harga par mer ont été mises en échec dans les 48 dernières heures au littoral-est de la wilaya, avec l’arrestation de 36 personnes, selon des sources sécuritaires, citées par l’APS. Les mêmes sources ont indiqué que « les unités flottantes des Garde-côtes ont réussi, aux premières heures du Nouvel an, à mettre en échec deux tentatives d’émigration clandestine à 10 et 12 miles marins (16 et 20 km) au nord de la plage de Hadjadj (45 km à l’Est de Mostaganem). »
Le premier groupe composé de 10 personnes, dont une femme âgée de 23 ans, originaires des wilayas de Mostaganem, Relizane, Oran et Sétif, ont été acheminés vers un port commercial pour recevoir les premiers soins et les remettre ensuite aux services de sûreté compétents.

La responsabilité des parents
Un bilan qui fait remarquer également que des couples de personnes continuent à prendre le risque de traverser la Méditerranée avec leurs enfants à bord. Ainsi, la même source a précisé que «le deuxième groupe composé de 17 personnes dont deux mineurs et une femme, tous originaires de la wilaya de Mostaganem ont été remis aux mêmes services pour les procédures judiciaires en vigueur dans de tels cas».
S’agissant du troisième groupe arrêté, la même source a affirmé que «les policiers ont réussi à déjouer un plan d’émigration clandestine et arrêté neuf personnes à l’est du port commercial de Mostaganem», ajoutant que «ce groupe de candidats à la migration clandestine a été arrêté à la façade maritime-est de la ville de Mostaganem en possession de matériel de navigation dont des gilets de sauvetage, en plus de sacs à dos, des vêtements et des denrées alimentaires».
Par ailleurs, il y a lieu de noter que selon la loi, les harraga arrêtés seront remis entre les mains de la justice pour tentative de migration clandestine.
Mohamed Amrouni