Plage à Boumerdès

VACANCES D’ÉTÉ AU TEMPS DU COVID-19 : Les Algériens ont-ils le droit de s’offrir le « luxe » ?

Les Algériens se posent encore beaucoup de questions sur le comment auront lieu leurs vacances d’été cette année, vu le contexte de crise sanitaire qui y règne. à cela s’ajoute un flou total sur la démarche de l’état face au lancement ou non de la saison estivale. En attendant de voir plus clair, certains Algériens ont déjà entamé la saison de la baignade sur les plages. Quoique, ces dernières sont décrétées interdites comme c’est le cas à Alger, Boumerdès, Béjaïa, Jijel, Skikda, Mostaganem et Oran. La levée progressive du confinement pour les Algériens est déjà amorcé avec surtout l’annonce faite ce jeudi par le Gouvernement, qui décide d’un déconfinement progressif à partir de demain. Ainsi, les Algériens vont bientôt retrouver la liberté de circuler et d’aller travailler après trois mois de confinement, à cause du coronavirus. La décision prise lors du Conseil des ministres dimanche dernier, d’entamer le déconfinement progressif est bien accueillie par la population, très éprouvée par des mois de confinement. Le secteur du bâtiment et de l’habitat est le premier concerné par cette opération. Mais la question qui se pose est de savoir si les Algériens auront droit de passer des vacances ordinaires, ou bien il y aura des restrictions qui vont les priver de certaines habitudes, notamment dans le secteur touristique. Cette semaine, des walis de plusieurs wilayas au niveau national ont pris des décisions contradictoires dans ce sens. Certains ont carrément interdit l’accès aux plages durant la saison estivale, à l’image de celui de Béjaïa, wilaya qui attirent des millions de visiteurs locaux chaque saison estivale. En revanche, le wali de Tizi-Ouzou, Mahmoud Djamâa, en visite de travail dans les communes côtières de cette région, a instruit les élus locaux à se préparer à la saison estivale de manière ordinaire, comme ils ont l’habitude de le faire en période normale. En ce qui concerne les voyages à l’international, les Algériens qui se rendent à l’étranger pour passer leurs vacances vont être déçus cette année. Au vu de la situation actuelle, la grande majorité des pays qui accueillent un grand nombre de touristes Algériens ont fermés leurs frontières par mesure de sécurité contre le coronavirus. Exception faite à la Tunisie, destination favorite des Algériens en été et qui s’apprête à rouvrir ses frontières, mais dont les procédures de passage aux frontières ne vont pas être les mêmes que les années précédentes. Une rencontre entre les responsables des deux pays est prévue pour prendre les décisions qui conviennent à propos de la réouverture des frontières des deux pays. Ce qui est certain c’est que les Algériens, notamment ceux des wilayas côtières, ne se privent pas d’aller aux plages durant déjà la période de confinement, cela en violation des directives des autorités nationales et locales. Certains, pour s’adonner à leur loisir de pêche marine, et d’autres pour se baigner, ou simplement pour prendre de l’air. Les Algériens se soucient peu des mesures de sécurité sanitaires instaurées par l’état. C’est le cas également dans les stations climatiques, les forêts et autres endroits naturels qui accueillent des touristes locaux, avides de passer des moments agréables, après trois mois d’enfermement obligatoires imposé par le coronavirus.
Arezki Ibersiene