Il faut vraiment être naïf pour croire aux initiatives menées par le président américain dans le Proche et le Moyen-Orient pour, allègue-t-il, régler les conflits et installer une paix durable dans la région. Donald Trump a beau joué la partition de l’homme de paix. Au point d’être porté au pinacle par ses partisans à l’intérieur et ses alliés à l’extérieur du pays. Pour être présenté comme un favori du prix Nobel de la paix. Quelle piètre prestation livrée à l’opinion mondiale ! Trump est vite rappelé à l’ordre par la doctrine militaire de son pays. Il s’est servi de la notion de paix pour maquiller ses velléités guerrières. Quand bien même il a, récemment, installé le « Conseil de paix », au lendemain d’un cessez-le-feu qui continue à être violé dans l’impunité totale par l’entité sioniste. Une force d’occupation qui, en parallèle, continue à massacrer les populations à Ghaza et en Cisjordanie occupée. Le peuple palestinien a été promis à une paix qui n’arrive toujours pas. Sinon à une impossible paix tant qu’il n’est pas reconnu dans son droit à un État indépendant avec El Qods comme capitale. À vrai dire, Trump n’a fait qu’opérer une manœuvre le temps d’amadouer le monde avant de reprendre le service de guerre. Interventionnisme américain oblige, Trump est rattrapé par le devoir impérialiste. Après avoir mis un pied dans la guerre des 12 jours en juin 2025, en déchaînant ses enfers contre l’Iran, revoilà Trump qui, à côté de ses alliés sionistes, revient à la charge pour passer ses menaces à l’exécution. Quitte à jeter toute la région du Moyen-Orient dans le chaos. Après le dangereux virage pris le 3 janvier 2025, date à laquelle Washington a mené une agression contre le Venezuela et a kidnappé son chef d’État et son épouse, le monde risque de basculer définitivement dans un cycle de violences en mépris du droit international et des règles diplomatiques qui régissent, jusque-là, l’ordre mondial. De quelle paix parle-t-on lorsqu’au même moment Téhéran a présenté toutes les garanties en affirmant qu’elle n’allait pas enrichir l’uranium à des fins militaires ? Washington n’a pas seulement pris de court Téhéran. Elle vient de démontrer au monde entier que la loi du plus fort demeure une arme entre les mains des puissances impérialistes. Avec l’attaque américano-sioniste contre l’Iran, la paix au Proche et au Moyen-Orient est sérieusement compromise. C’est d’autant que l’Iran, violé dans son intégrité territoriale, exerce son droit à la légitime défense par le lancement d’attaques simultanées contre l’entité sioniste et les bases américaines dans les pays du Golfe. Bonjour les dégâts !
Farid Guellil






































