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UN POLICIER SUCCOMBE A SES GRAVES BLESSURES : Tunis secouée par un attentat kamikaze

C’est à proximité de l’ambassade américaine à Tunis qu’un attentat kamikaze a été commis, hier, par deux terroristes causant six blessés. Parmi ces victimes, un policier, gravement atteint par l’impact de l’explosion, a, malheureusement, succombé à ses blessures, après avoir été transporté en urgence à l’hôpital.

Le ministère de l’Intérieur tunisien, qui avait auparavant fait état de cinq policiers et un civil blessés, a annoncé dans un communiqué le décès du lieutenant Tawfiq Mohammed El Missaoui, dans une première attaque du genre en huit mois, qui a secoué, hier, la Tunisie, après le double attentat de juin dernier, qui a ébranlé la capitale tunisienne. « L’opération a entraîné la mort des deux assaillants, blessé cinq policiers, et légèrement blessé un civil », selon le ministère de l’Intérieur et un responsable de la police a, dans son récit, fait état de « la mort d’un assaillant en tentant de forcer le barrage de l’entrée de l’ambassade américaine » et un des kamikazes «circulait à bord de la moto», a ajouté un autre policier témoin de la scène, aux médias locaux présents sur place. La police scientifique a immédiatement été dépêchée sur les lieux, survolés par un hélicoptère des services de sécurité. Dans sa première réaction, l’ambassade américaine a écrit, en Anglais et en arabe, sur sa page Facebook, que « les équipes d’urgences sont sur le lieu de l’explosion qui s’est produite près de l’ambassade américaine à Tunis, veuillez ne pas être dans la zone, surveillez les médias et suivez les instructions de sécurité » lit-on. L’explosion, qui a retenti, avant la fin de la matinée d’hier, à Tunis, était à cause, selon le ministère de l’Intérieur « d’un double attentats-suicides», qui avait blessé cinq agents de police déployés devant l’ambassade US, qui était la cible de l’opération terroriste. Le Lieu de l’incident a été aussitôt bouclé, par la fermeture, notamment des accès au centre-ville. Notre voisin de l’Est a été frappé, pour rappel, ces dernières années, par des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes. L’été dernier, la capitale du pays a été frappée, pour rappel, par des attentats revendiqués ensuite par les terroristes de daech, Un double attentats-suicide visant les forces de l’ordre, a secoué Tunis, le 27 juin dernier, faisant un mort et huit blessés et une voiture de police a explosé dans le centre de la ville, avenue Bourguiba, principale artère de Tunis, non loin de l’ambassade de France.
Ces deux attaques terroristes ont été revendiquées par daech. À moins d’une semaine après ces attentats, le ministère tunisien de l’Intérieur avait annoncé, le 3 juillet dernier, qu’un terroriste a été éliminé par les services de sécurité. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiène Zaâg avait indiqué, en ce même jour, que « le terroriste Aymen Smiri était en relation avec le double attentat-suicides (du 27 juin :NDLR) , et les investigations ont prouvé qu’il était le cerveau de ces opérations » avant d’ajouter qu’ « il était un dirigeant très actif et très dangereux», ce terroriste a été neutralisé, « dans la soirée de mardi,(2 juillet dernier :ndlr) à la cité Intilaka, à l’ouest de Tunis, lors d’une traque des forces de l’ordre ». Hier, peu de temps après le retentissement de l’explosion, des images montrant des citoyens, sans nul doute, inquiets et d’autres paniqués accourant vers le lieu de la déflagration, étaient postées sur les réseaux sociaux. Les médias locaux ont rapporté les déclarations d’une source policière, indiquant : « c’était une opération vouée à l’échec », a assuré un responsable de la police, cité par des médias qui étaient sur place, expliquant qu’un assaillant avait tenté d’entrer dans l’ambassade, protégée par des barrages de police «  il s’est fait exploser, causant plusieurs blessés». De son côté l’agence de presse tunisienne TAP, citant une source de la Protection civile, a précisé que deux terroristes se sont fait exploser au check-point de sécurité situé près de l’ambassade des États-Unis au Lac II, à Tunis.
Karima Bennour