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UN GROUPE SE RÉCLAMANT DU PARTI RETIRE SA CONFIANCE À LOUISA HANOUNE ET PLACE UN SG PAR INTÉRIM : Les Parti des travailleurs s’enlise dans la crise

Il semble que rien ne va plus au sein du Parti des travailleurs, notamment après une réunion « urgente » organisée hier matin, à l’hôtel Mazafran, par un groupe de personnes prétendument « adhérents » du parti, et qui, lors d’une élection, ont décidé un retrait de confiance à la secrétaire générale, Louisa Hanoune, pour placer Mounir Nasri, un ancien député de Skikda, SG par intérim. Quelques heures après la diffusion de l’information sur les médias, la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune a réagi à cette réunion qu’elle qualifie d’ « illégale » organisée par des personnes « étrangères » au PT pour interférer dans les affaires internes du Parti, a-telle tenu à expliquer lors d’un direct sur sa page Facebook. Hanoune a indiqué qu’elle était au courant d’une éventuelle « opération criminelle » qui se préparait contre elle et son parti. « Mercredi, j’ai eu des informations concernant cette réunion illégale. J’ai ensuite contacté monsieur le wali pour interdire sa tenue en lui présentant tous les documents qui montrent leurs illégalité, surtout qu’ils son utilisé un caché rond non conforme». D’ailleurs, Louisa Hanoune a exprimé son étonnement de voir ce groupe autorisé par le tribunal de Koléa à organiser ladite rencontre, avec la présence d’un huissier de justice. Concernant les participants, la SG du PT a affirmé qu’il s’agit d’un «ramassis de personnes, totalement extérieures du PT », soulignant que seul le Comité central a le droit d’organiser de tels congrès. Plus que ça, Mme Hanoune a révélé que certains des participants sont des adhérents dans d’autres partis, citant à titre d’exemple le FLN et Sawt El-Chaâb (Voix du peuple) sans avancer de noms. Le restant de ce groupe, selon la cheffe du PT, sont des démissionnaires en 2020, alors que d’autres, « nous les avions exclus du parti pour des affaires de corruption, certains aussi étaient exclus en 2016 et 2019 pour d’autres affaires». D’autre part, la patronne du PT accuse, sans nommer, une tierce partie de complicité avec ce groupe, dont les organisateurs de cette rencontre « prétendaient être soutenus » et qu’« ils disent aussi avoir reçu des garanties et que le ministère de l’Intérieur leur a promis un quota considérable dans les prochaines élections législatives ». Rappelant, dans ce cadre la non-participation de son parti aux élections législatives anticipées du 12 juin prochain, précisant que c’est la raison qui a poussé ces personnes à organiser cette rencontre. Dans la foulée, la SG du PT a annoncé la tenue d’une réunion « urgente » des cadres du parti dans les 72 heures, soit aujourd’hui comme confirmé dans un communiqué du parti, pour examiner la situation, déclarant qu’une instance sera mise en place à ce propos. Pour rappel, lors de sa prétendue élection, hier matin, le SG par intérim du PT, Mounir Nasri, a indiqué que la diteréunion a été programmée pour « corriger » la trajectoire du parti, qui ne joue plus le rôle qui lui est assigné. Ce dernier a ajouté que ce qui s’est passé aujourd’hui (hier, ndlr) n’est pas une mesure corrective qui cible les personnes. Mais plutôt, la trajectoire du PT, soulignant que les périodes de transition produisent la ruine, allusion au parti de Louisa Hanoune, partisan de ce processus.
Sarah Oubraham