Beyrouth

Solidarité – Liban : La solidarité internationale s’amplifie  

La tragédie  meurtrière qui a frappé le Liban suite aux explosions  survenues dans le port de Beyrouth a suscité un grand élan de compassion et de solidarité à travers le monde. Depuis Alger,  le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé un message de condoléances et de compassion au président libanais, Michel Aoun. Des pays voisins et amis, organisations internationales et de nombreux dirigeants du monde ont exprimé leur soutien et compassion avec le Liban et fait des propositions d’aides aux peuple libanais suite aux « effroyables » explosions de Beyrouth désormais ville sinistré. De son côté, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheït, a souligné l’importance de trouver la vérité dans les explosions et ceux qui les ont causées. » Elles vont malheureusement exacerber les difficultés du Liban et augmenter la gravité de la crise (…) traversée par le pays », a-t-il ajouté. À la suite de ces « horribles explosions », les Nations unies qui comptent plusieurs blessés parmi leur  personnel à Beyrouth, « restent engagées à soutenir le Liban en ces temps difficiles et participent activement à la réponse à cet incident », a assuré le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. L’organisation mondiale de la Santé (OMS) est prête à apporter son soutien au gouvernement libanais et les travailleurs de la santé à sauver des vies, a déclaré son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Tout en promettant « l’assistance et le soutien » de l’Union européenne (UE), le président du Conseil européen, Charles Michel a écrit : « Mes pensées vont au peuple libanais et aux familles des victimes des terribles explosions de Beyrouth. Soyez forts « . L’Allemagne, qui déplore des blessés parmi les membres du personnel de son ambassade à Beyrouth, promet « d’offrir un soutien » au Liban. La chancelière Angela Merkel, à travers sa porte-parole Ulrike Demmer, s’est quant à elle dite « choquée » par ces incidents. Pour sa part, le président américain Donald Trump qui dans un premier temps a évoqué un attentat,  a transmis la « sympathie » des États-Unis au Libanais et répété que son pays se « tenait prêt » à apporter son aide. D’autre part, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a affirmé que « l’Iran est tout à fait disponible pour fournir de l’assistance par tous les moyens nécessaires », tout en appelant le Liban à « rester fort ». D’autre part et alors que le président Emmanuel Macron est annoncé ce jeudi à Beyrouth, des secours et moyens français pour les situations d’urgence ont été acheminées à Beyrouth. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a, quant à lui, indiqué que le Canada était prêt à aider le Liban de « quelque façon que ce soit ». De hauts responsables turcs, irakiens, jordaniens, chypriotes, et  des pays du Golfe, pour ne citer que ceux-là, se sont dits disposés, aux noms de leurs gouvernements respectifs, à fournir de l’aide nécessaire au peuple libanais. En Afrique, le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a exprimé sa « totale solidarité » au pays en deuil. « Nous nous tenons aux côtés du peuple Libanais », a écrit le président burkinabè. La communauté internationale s’est rapidement mobilisée après l’appel lancé par le Premier ministre libanais Hassan Diab aux « pays amis » à aider le Liban. « Je lance un appel urgent à tous les pays amis et les pays frères qui aiment le Liban à se tenir à ses côtés et à nous aider à panser nos plaies profondes », a indiqué le Premier ministre lors d’une allocution télévisée. Il a en outre prévenu que « les responsables de cette catastrophe devront payer le prix ». Les explosions dévastatrices ont frappé le port de Beyrouth mardi après-midi, aplatissant des immeubles dans le secteur, l’onde de choc ayant été ressentie à plusieurs kilomètres à la ronde. Environ 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium étaient stockées dans l’entrepôt du port de Beyrouth qui a explosé mardi, selon le Premier ministre libanais Hassan Diab.
Le Conseil supérieur de défense du Liban a recommandé au gouvernement de décréter l’état d’urgence » pour deux semaines dans la ville de Beyrouth. Selon des premières estimations la moitié de la ville serait détruite et 300 000 logements sont complètement ravagés. Le Liban qui faisait face à une très grave crise économique est à genoux avec la destruction des installations du port de la ville, poumon économique du pays.
M. Bendib