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SELON LE KREMLIN : « Téhéran restait pour le dialogue jusqu’à la première frappe américano-sioniste » 

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Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que l’Iran faisait preuve d’ouverture et de volonté de négociation avec les États-Unis jusqu’au moment même de la frappe américano-israélienne. Dans une conférence de presse, Peskov a déclaré que Téhéran avait concrètement démontré sa disposition au dialogue, soulignant que « jusqu’aux derniers instants précédant le début des hostilités, et même jusqu’au lancement de la première frappe contre l’Iran, les autorités iraniennes restaient ouvertes à la poursuite des négociations ». Il a ajouté que ces discussions « avaient enregistré des avancées très significatives », précisant que « c’est ce que nous savons, et ce que le monde entier sait ». Le porte-parole du Kremlin a toutefois relevé la multiplication de déclarations contradictoires émanant des différentes parties, indiquant que « certaines se contredisent entre elles », et reconnaissant que Moscou ne dispose pas d’une vision claire de l’évolution réelle de la situation sur le terrain. Interrogé sur une éventuelle extension de l’escalade vers la région de la mer Caspienne, Peskov a affirmé que la Russie verrait une telle évolution « de manière très négative ». Il s’est en revanche abstenu de commenter des informations évoquant des frappes israéliennes contre des navires russes supposément impliqués dans le transport d’armes vers l’Iran, déclarant ne disposer « d’aucune information » à ce sujet. 

Des « pratiques dictatoriales » 

Par ailleurs, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a estimé que seule une approche fondée sur l’unité régionale pouvait servir les intérêts du Moyen-Orient, rejetant toute logique de force ou de pratiques qu’il qualifie de « dictatoriales ». Il a également averti que les actions américano-sionistes ne menacent pas uniquement la stabilité régionale, mais également les flux mondiaux du commerce et de l’énergie. À l’issue d’un entretien avec son homologue égyptien Badr Abdelatty, Lavrov a réaffirmé la disposition de la Russie à contribuer pleinement à un règlement pacifique des différends au Moyen-Orient, en tenant compte des intérêts de tous les pays de la région et sans « double standard». Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte escalade militaire, alors que la guerre entre l’Iran et la coalition américano-israélienne se poursuit pour le vingt-quatrième jour consécutif, en parallèle d’efforts diplomatiques régionaux et internationaux visant à contenir la crise. 

Téhéran coupe court aux rumeurs

De son côté, le président américain Donald Trump a affirmé que des négociations « positives et très constructives » avaient eu lieu entre Washington et Téhéran. Une version contestée par l’agence iranienne Fars, qui a nié tout contact, direct ou indirect, entre les deux parties. Dans le même sens, l’agence Tasnim, citant une source informée, a assuré que l’Iran « n’a mené et ne mène aucune négociation avec les États-Unis concernant la fin du conflit ».

M. S.

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