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1 mars 2024
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Sellal directeur de campagne de Bouteflika

Comme chacun s’y attendait, Sellal vient officiellement de quitter (momentanément) son poste de Premier ministre, afin de prendre officiellement la tête de la direction de campagne de Bouteflika. Un poste qui, disons-le tout de go, qu’il occupait de facto puisqu’il avait déjà eu à présider des réunions de coordination, mais toujours de manière informelle, et loin des sunlights et des médias. Ainsi, sa toute première sortie, publique et officielle, a été observée hier, en fin d’après-midi, à l’hôtel Erriad de Sidi-Fredj, où il a également été procédé à l’installation des directeurs de campagne de wilaya. Sellal a déjà présidé la campagne du président sortant en 2004 et 2009. Or, comme le dit l’adage, on ne change pas une équipe qui gagne. Sellal, homme de consensus, aura pour très lourde tâche de gérer pas mal de turbulences et de susceptibilités existant entre tous ces frères ennemis désirant mener campagne en faveur du président Bouteflika.
Outre les questions de leadership qui ne manqueront pas d’apparaître, surtout entre le FLN et le RND, il faudra aussi compter avec les luttes de clans au sein d’une seule et même formation politique, comme c’est le cas pour l’ex-parti unique, où Belayat, qui considère qu’il est toujours le secrétaire général légitime, n’a décidé d’aller vers une sorte d’»armistice» que le temps que soit achevée cette campagne électorale. Une campagne électorale dont le seul suspense, ou attrait, consistera à guetter les prises de becs et autres affrontements à fleurets mouchetés entre divers acteurs venant d’horizons divers, soutenant, tous un quatrième mandat de Bouteflika, mais se détestant avec une rare «cordialité».
Pour ce qui est des autres changements constatés, le plus important d’entre eux, sans doute, est celui de la désignation de ce «revenant», Ahmed Ouyahia (comme il se plaît à se définir, lui-même) au poste de ministre d’État, directeur de cabinet de la Présidence de la République, en remplacement de Mohamed Moulay-Guendil. Cette nomination, aux yeux de tous les observateurs avertis de la scène politique nationale, ne peut être que le prélude à une promotion autrement plus importante et gratifiante, à savoir celle de vice-président, une fois que la Constitution aura été amendée.
Partant, il est même permis de supposer qu’Ouyahia, qui jouit de pas mal d’atouts lui permettant de caresser un pareil rêve, est tout simplement le futur président de la République algérienne.
De son côté, Abdelaziz Belkhadem a été nommé ministre d’État, conseiller spécial du président de la République, conclut encore le communiqué rendu public, ce jeudi, par la Présidence de la République.
Rafik Bakhtini

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