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RÉHABILITATION DES JARDINS OASIENS : Un programme en vue pour les années à venir

Le ministre de l’Agriculture, Chérif Omari, a fait état, jeudi à Timimoun (Adrar), de la préparation d’un programme de réhabilitation des jardins oasiens. Ce programme tracé dans le cadre du Fonds de soutien au Sud vise à préserver les surfaces agricoles oasiennes, qui constituent un patrimoine botanique séculaire lié au système d’irrigation traditionnelle par foggara, a précisé le ministre Omari lors de cette visite. Le ministre a visité une exposition des activités des stagiaires de cet institut en matière de développement de la production des différentes variétés de dattes, que recèle la région ainsi que d’industries de transformation y afférentes outre des expériences de la production d’aliments de bétail et de valorisation de semences. Lors de la présentation de l’expérience d’un des stagiaires de l’institut dans le domaine de l’escalade des palmiers, le ministre de l’Agriculture a indiqué qu’une réflexion est engagée en vue de susciter l’intérêt pour cette activité, délaissée par les jeunes, à travers l’acquisition de matériels et d’équipements via les dispositifs d’aide à l’emploi afin de permettre aux jeunes de travailler. À cette occasion, le ministre s’est enquis des programmes de formation dans le domaine de l’accompagnement de la production animale, rappelant les décisions prises par les hautes autorités du pays pour la promotion de l’élevage camelin et les activités liées à cette filière dans le Sud afin de lui permettre de contribuer à l’économie nationale.
Au terme de cette visite, le ministre de l’Agriculture a écouté les préoccupations des associations d’élevage camelin à Timimoun, concernant l’accompagnement de l’activité de la course de méhari, où la région a réalisé des résultats positifs lors des compétitions nationales. À ce propos, le ministre Omari a appelé à la structuration des personnes intéressées en associations nationales dans le but de se constituer en fédérations pour faciliter leur accompagnement par l’État.
Mohamed Amrouni