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Procès des détenus d’opinion et de l’emblème amazigh : Réactions des acteurs politiques et de la société civile

Des partis politiques, des membres de la société civile, dont de ligues des droits de l’homme, le collectif pour la libération des détenus ou celui de Nabni, ont réagi, hier, au verdict prononcé, par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger, à l’encontre des détenus, porteurs du drapeau Amazigh, condamnés à une année de prison, dont six mois avec sursis accompagné d’amendes (voir article de Lamia B.).

Le FFS des Décisions «arbitraires »
Le Front des forces socialistes (FFS) a dénoncé, hier ce qu’il qualifie d’«une extrême virulence» les peines prononcées par le tribunal de Sidi M’hamed contre les prévenus présentés, des peines qu’il juge «lourdes», lit-on dans le communiqué parvenu, hier, à notre rédaction. Indiquant que le parti «s’insurge contre ces verdicts qui traduisent clairement  l’absence d’aucune volonté, affirme le FFS «chez les  tenants du pouvoir  d’aller vers l’apaisement». Ces décisions judiciaires, que le membre du Pacte pour la transition démocratique qualifie d’«arbitraires» qui ne s’appuient d’ailleurs, a-t-il ajouté, «sur aucun argument juridique valable » et s’apparentent, selon lui « à une provocation caractérisée qui vise à pousser le peuple révolté d’une manière pacifique et civilisée à l’escalade et à la violence . En vain » indique le FFS.

Sofiane Djilali : « le verdict, une provocation et un non-sens»
Pour Sofiane Djilali, président du parti Jil El Jadid, il a dénoncé le verdict prononcé à l’encontre des détenus du mouvement populaire pacifique, par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger, des peines lourdes qu’il qualifie de «provocation et un non-sens», tout en apportant son «soutien aux détenus ainsi qu’à leurs familles». Rappelant dans sa réaction que «certaines juridictions les acquittent, d’autres les mettent en prison pour le même motif», Sofiane Djilali, considère que ceci révèle, un «jeu malsain du pouvoir», qui, a-t-il enchaîné, «se fait sur le dos de notre jeunesse», à travers «l’instrumentalisation de la justice» a-t-il précisé. .

A.Boudra, porte-parole de Nabni : « ce genre de pratique ne va pas réactiver la peur»
Même son de cloche auprès de  Abdelkrim Boudra, porte-parole de Nabni, qui se dit «blessé  par les sentences des juges» sentences qui «oppriment en transgressant la loi». Poursuivant dans sa réaction aux peines lourdes en question, il dira qu’«un juge qui opprime en transgressant la loi, c’est terrible», surtout, a-t-il poursuivi, «que son confrère, pour le même fait a libéré les détenus d’opinion» rappelle-t-il, dans une déclaration postée sur sa page Facebook.
«C’est terrible pour les détenus, leurs familles et les citoyens qui aspirent à un État de droit», a-t-il encore écrit et d’affirmer que «ce genre de pratique ne vont pas réactiver la peur» avant d’ajouter, que le peuple a «horreur de l’injustice».

Le vice-président de la LADDH : « la justice en prend un coup, les magistrats aussi »
«Le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, fait l’exception», a souligné pour sa part, le vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, Saïd Salhi, estimant que «La justice en prend un coup, les magistrats aussi».
Brahim Oubellil