Kamel El Bouchi

PROCÈS DES AFFAIRES DE LA CONSERVATION FONCIÈRE : Kamel Chikhi dit «El Boucher» devant le juge aujourd’hui

Le premier procès de Kamel Chikhi dit «El boucher» et 12 cadres de la conservation foncière s’ouvre, aujourd’hui, au tribunal correctionnel de Sidi- M’hamed (Alger).
L’accusé répondra uniquement, lors de ce procès, aux charges retenues contre lui dans une affaire de foncier et de transactions immobilières. L’affaire des 701 kilo grammes de cocaïne, qui le concerne également, n’est pas encore enrôlée, selon l’APS, citant une source judiciaire.
Le prévenu devra répondre sur le dossier des conservateurs fonciers et des actes de propriété relatifs à sa société immobilière. À noter qu’à l’heure actuelle, 12 cadres de la conservation foncière et de l’urbanisme à Alger, sont également en détention. Ces derniers sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation dans le cadre de l’affaire Chikhi, dont : «trafic d’influence et corruption».
En détention provisoire depuis le printemps 2018, Chikhi est poursuivi avec 12 autres prévenus dans 4 affaires, dont celle du trafic de cocaïne.
L’ex-ministre de la Justice, Tayeb Louh, avait indiqué que l’enquête instruite dans l’affaire de saisie de plus de 701 kg de cocaïne au port d’Oran « avait révélé l’implication de plusieurs personnes dans des faits liés à la corruption et pots-de-vin versés en contrepartie de facilitations ».
L’enquête préliminaire s’est soldée par la présentation de suspects devant la justice «pour corruption et pots-de-vin versés en contrepartie de facilitations au profit du principal » accusé dans l’affaire de cocaïne, mais, a-t-il ajouté, « dans le cadre d’une autre mission et d’une autre activité (promotion immobilière) »
Pour rappel, l’affaire de la cocaïne, saisie le 29 mai 2018, avait défrayé la chronique judiciaire. En effet, le principal accusé dans cette affaire, Kamel Chikhi, propriétaire de la société au nom de laquelle a été enregistré le conteneur dans lequel ont été enfouis les 701 kg de cocaïne, aurait dévoilé des dossiers qui ont coûté la place à des magistrats, radiés et placés sous contrôle judiciaire. Dans ce sillage, l’ex-patron de la police Abdelghani Hamel a été auditionné, le 2 mai dernier, en qualité de témoin, par le procureur de la République près le tribunal de Sidi-M’hamed à Alger.
Ainsi, il est à préciser que l’enquête préliminaire s’est soldée par la présentation de suspects devant la justice pour corruption et pots-de-vin versés en contrepartie de facilitations au profit du principal accusé dans l’affaire de la cocaïne, mais dans le cadre d’une autre mission et d’une activité de promotion immobilière.
L. B.