lait-distribution

Pour faciliter le versement des redevances des producteurs de lait : Bientôt la mise en place d’un système informatique à Blida

Un nouveau système informatique sera mis en place, en décembre prochain à Blida, en pout vue de la facilitation et l’accélération du versement des redevances des producteurs de lait, a-t-on appris lundi auprès de la responsable de la cellule de soutien à la filière lait relevant de la Direction des services agricoles de la wilaya (DSA).

Ce nouveau système, initié par l’Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers (Onil), permettra le traitement «en un mois (au plus tard) des dossiers de versement des redevances des producteurs de lait, contre près d’une année actuellement», a indiqué à l’APS, Zineb Zendaki. Elle a estimé que la mise en service de ce système, attendue pour décembre prochain, «devrait contribuer à mettre un terme définitif à ce problème, ayant longtemps constitué une préoccupation majeure pour les agriculteurs de la filière, qui se sont toujours plaints du retard mis dans le versement de leurs dûs», a-t-elle souligné. «Les producteurs de lait à Blida font, également, face à d’autres problèmes, à l’origine d’une réduction de leur nombre, ayant impacté négativement sur le volume de lait produit dans la wilaya», selon la même responsable, qui a particulièrement cité le «coût élevé des fourrages», ceci d’autant plus, a-t-elle ajouté, que «l’alimentation des vaches laitières représente 80% du coût de la production», a-t-elle précisé. Le nombre d’éleveurs de vaches laitières à Blida a accusé un recul, ces cinq dernières années, en passant de 700 en 2014 à près de 470, en 2019, selon les chiffres fournis par l’ingénieur agricole, à la DSA, Meriem Aouissi. «Ce recul a naturellement impacté sur la production globale de lait, qui est passée de 13 millions de litres en 2018, à pas plus de neuf millions de litres au cours des neuf premiers mois de cette année 2019», a-t-elle observé. Elle a, également, cité à l’origine de cette baisse, d’autres facteurs, «en relation avec le régime alimentaire adopté par les éleveurs», qui, a-t-elle dit «refusent les nouvelles méthodes préconisées en la matière, au même titre que la vaccination, outre l’importation de vaches laitières non adaptées au climat de la région, et dont ils ignorent le régime alimentaire adapté», a-t-elle expliqué. Au titre des efforts consentis pour la levée de ces contraintes entravant le développement de la filière lait, concernant les fourrages notamment, Mme. Meriem Aouissi a signalé la programmation de campagnes de sensibilisation pour convaincre les éleveurs du bien fondé de l’idée de création d’exploitations collectives, qui leur permettront de bénéficier du soutien de l’Etat en matière de fourrages emballés (considérés parmi les plus importants types de fourrages). À cela s’ajoute l’adoption de méthodes modernes dans leur travail, dont l’insémination artificielle, en vue de relever le niveau de production de lait. À noter l’organisation, le week end dernier, par la Chambre d’agriculture de la wilaya, en coordination avec la DSA, d’une journée d’études technique sur la filière lait, dont les intervenants ont abordé différents problèmes vécus par les producteurs de lait, en vue de leur proposer les solutions susceptibles de contribuer au développement de la filière lait.