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PLAN EXCEPTIONNEL DES COURS SCOLAIRES : Les syndicats pas d’accord avec Belabed

Alors qu’une nouvelle année scolaire est sur le point d’être entamée dans un contexte sanitaire toujours difficile en raison de la pandémie de la Covid-19, le plan exceptionnel mis en place par le ministère de l’Éducation nationale pour l’organisation des cours n’a pas eu l’approbation de différents syndicats.

Jugé très chargé et difficile à appliquer, ce plan risque d’être une source de contestation des enseignants à la prochaine rentrée, a-t-on prévenu.
En effet, plusieurs organisations syndicales ont critiqué le plan de la tutelle pour l’année scolaire 2021/2022 sensé organiser les horaires de cours des trois paliers éducatifs, en ces temps de crise sanitaire. Parmi ces syndicats, l’on évoque le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) qui a appelé la tutelle ministérielle à revoir le volume horaire des cours de sorte à aller vers leur allégement. Le syndicat revendique à ce que les heures supplémentaires exceptionnelles que devront donner les enseignants ne deviennent pas la règle et la solution pour pallier à la vacance pédagogique. Le président du CLA, Zoubir Rouina, a d’autre part appelé à la prise en charge psychologique et matérielle des élèves et des enseignants issus des régions touchées dernièrement par les incendies, ainsi qu’à l’accélération de la réhabilitation des établissements scolaires incendiés. De son côté, le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), Boualem Amoura, a estimé que l’application des plans exceptionnels de l’enseignement sera une tâche difficile puisque chaque enseignant aura 4 heures de travail supplémentaires chaque semaine en raison de la décision prise par la tutelle de ne pas organiser de concours externe de recrutement. Le recours donc à l’augmentation du volume horaire de chaque séance de 15 minutes, face au manque flagrant d’encadrement, poussera selon Amoura les enseignants à la contestation. Ces derniers, ajoute le même syndicaliste, se verront faire face à une surcharge qu’ils auront du mal à gérer, ce qui les poussera certainement à organiser des actions de protestation lors de cette rentrée. Amoura a fait état, dans le même contexte, de la nécessité d’ouvrir un nouveau poste budgétaire si le nombre d’heures de travail supplémentaires dépasse les 10h par semaine pour un seul enseignant. Face à cette situation, les inspecteurs de l’éducation sont sur le point de mettre sur le bureau d’Abdelhakim Belabed, des rapports quant à l’impossibilité d’appliquer le plan exceptionnel des cours sur le terrain. Il est essentiel de préciser que ce plan repose d’abord sur le système d’enseignement par groupe. La séance de chaque cours est fixée à une heure au lieu de 45 minutes, alors que les cours seront assurés de dimanche à jeudi y compris le mardi après-midi, et de 8h à 17h30 par jour, et ce sans prendre en compte les établissements qui assurent la double vacation. Aussi, ce plan est source de préoccupation aux directeurs qui sont confrontés au problème d’encadrement dans leurs établissements en raison du manque flagrant de superviseurs et d’adjoints.
Ania Nait Chalal