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Plages ouvertes à la baignade à El Tarf : Rush «impressionnant» des estivants

Nombre d’estivants de la wilaya d’El Tarf, qui a connu un rush «impressionnant» des baigneurs ce week-end à travers ses neuf (9) plages ouvertes à la baignade sur les 15 que compte la région ont appelé samedi à l’ouverture d’autres plages pour «un meilleur accueil des estivants et une lutte efficace contre le coronavirus.»

Des estivants approchés par l’APS ont suggéré l’ouverture des trois plages El Aouinet, Cap Rosa et Sables d’or (verges) qui disposent, ont-ils confié, de «l’espace approprié pour contenir le flot d’estivants» pour cette saison estivale 2020, retardée par la crise sanitaire liée au Covid-19. Ils relèvent que ces plages s’étalent sur un kilomètre de long et près d’une centaine de mètres de large. Attirant plusieurs estivants provenant, principalement à bord de leurs véhicules, de plusieurs wilayas du pays, comme l’atteste leurs plaques numérologiques, les neuf plages n’arrivent plus à contenir leurs visiteurs qui ont dû rebrousser chemin devant le manque de places. Les magnifiques plages surveillées de cette wilaya dans l’extrême Nord-est du pays, à l’image de La Messida, la vieille Calle, Mordjane, Sabée ou El Chatt enregistrent, chaque jour un peu plus de baigneurs, des habitués des lieux, pour la plupart d’entre eux, désirant rattraper ce qui reste de l’été 2020. Pour Smail, venu de Tiaret, après un confinement sanitaire de plusieurs mois, durant lequel tout le monde a dû faire preuve de patience et de bon sens, sa famille entend «retrouver ses habitudes estivales et à déstresser coûte que coûte avant de reprendre le travail et permettre également aux enfants de se préparer à l’examen du baccalauréat intervenant dans moins de trois semaines.» Pour ce quinquagénaire, ses deux enfants présenteront prochainement les épreuves du baccalauréat dans un contexte particulier, ce qui justifie son empressement à vouloir profiter au maximum du plaisir de la mer et des derniers jours de son congé. Une fois arrivé sur la plage Messida, il a été obligé de faire demi-tour en raison du manque de places de stationnement et du nombre incroyable de baigneurs. Aussi, espère-t-il l’ouverture «rapidement» d’autres plages pour «assurer une place pour tous les estivants.» Pour Toufik et son épouse, venus de Berrahal, dans la wilaya d’Annaba, renouer avec la mer et son sable fin est «un plaisir que d’aucuns croyaient impossible avec la pandémie.» Le manque de places au niveau des plages où les nombreux véhicules occupent les lieux ne laissant plus de chance aux «retardataires», demeure «le seul inconvénient.» Par chance, confie-t-il, il a pu se dénicher une place au niveau de la plage Mordjane, où la foule obligeait tout un chacun à garder son masque de protection. Ce couple n’a pas manqué de dénoncer «l’irresponsabilité» de certains estivants qui ne portaient pas leurs bavettes, les laissant posées à côté de leurs affaires. Saluant les efforts déployés à l’entrée des plages pour garantir distanciation physique et port de masques de protection, plusieurs autres estivants ont toutefois mis en garde contre la forte affluence des estivants, ce qui représente, à leurs yeux, «un risque certain de contamination.» Des habitants de la région d’El Kala ont, pour leur part, exprimé leur joie de voir leur wilaya côtière, renouer avec l’ambiance estivale d’antan après le récent réaménagement des heures de confinement sanitaire au niveau de la commune d’El Kala (de 22 heures à 06 heures au lendemain).
Selon les services de la protection civile de la wilaya d’El Tarf, près de 35.000 estivants ont été enregistrés le week-end dernier, à travers les neuf (09) plages ouvertes à la baignade dont cinq dans la daïra d’El Kala et quatre autres dans la daïra de Ben M’Hidi.