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Organisation des matchs : La LFP face à un casse-tête

La Ligue de football professionnel (LFP) parvient «tant bien que mal» à organiser les matchs des deux Ligues 1 et 2, en dépit des imprévus pouvant perturber une programmation déjà contestée, ont affirmé deux membres de cette instance.

«Sur le plan de la logistique et des moyens financiers et humains, nous n’éprouvons aucune difficulté à organiser des matchs le même jour et à la même heure», a indiqué à l’APS Akli Adrar, membre du Bureau exécutif de la LFP, à la tête de la commission chargée de la lutte contre la violence. Depuis la décision de ne pas programmer de matchs les mardis et vendredis en raison du «Hirak», le mouvement de contestation populaire, la LFP s’est retrouvée contrainte de «caser» parfois plus d’une dizaine de rencontres le même jour, comme ce fut le cas samedi avec le déroulement de pas moins de 15 matchs des deux paliers. «On aurait aimé dispatcher les matchs comme ce fut le cas par le passé, mais au vu de la conjoncture actuelle, c’est impossible, suite à la décision prise par les autorités d’interdire l’organisation de rencontres du championnat mardi et vendredi. Nous étions alors obligés de nous adapter à cette situation. Une chose est sûre, la LFP ne lésine pas sur les moyens pour garantir le bon déroulement des matchs sur tous les plans», a assuré de son côté Farouk Belguidoum, responsable de la commission d’audit des stades à la Ligue.

Deux délégués pour chaque match, une première
Belguidoum a souligné que la LFP a innové cette saison en désignant deux délégués pour chaque match, une manière d’améliorer un peu plus l’organisation, ce qui n’était pas le cas auparavant. «Avant, un délégué éprouvait des difficultés pour être au four et au moulin, ce qui l’empêchait d’accomplir convenablement sa mission. Pour l’actuel exercice, nous avons décidé de désigner deux délégués dont la mission diffère : le premier est chargé d’être à l’écoute de l’arbitre sur le terrain, le second doit coordonner avec le service d’ordre. Désormais, les choses vont dans le bon sens», s’est félicité Belguidoum. Adrar est revenu sur la prise en charge du délégué de match qu’il qualifie de «véritable pièce maîtresse» dans l’organisation d’une rencontre du palier professionnel. «Chaque délégué de match a une prime versée par la LFP. Dans le cas où il utiliserait sa propre voiture, il sera remboursé selon le kilométrage. Idem pour l’hébergement, du moment que la Ligue prend en charge la facture de l’hôtel». Adrar a évoqué les «imprévus» qui peuvent perturber la programmation, ce que partage son collègue Belguidoum : «C’est facile d’établir un calendrier pour toute la saison, mais c’est plus difficile de le respecter. Je parle d’imprévus comme par exemple les demandes de report». Pour Belguidoum, «la LFP est en train de réussir la gestion des deux Ligues, mais malheureusement des imprévus existent que je qualifie de cas de force majeure.
Je prends l’exemple du match de samedi passé entre le MC Oran et le NC Magra, momentanément interrompu pour défection de l’éclairage. Il y a aussi le point relatif à la sécurité. C’est difficile de dégager un dispositif sécuritaire pour trois matchs qui se jouent dans la même wilaya». Selon ces deux responsables, l’instance dirigeante de la compétition a mis les «bouchées doubles» pour garantir une organisation efficace et maîtrisée, au moment même où certains présidents et entraîneurs de clubs ne cessent de remettre en cause la programmation.