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ONU : Appel de la 4e commission pour l’élimination du colonialisme

La quatrième commission de l’ONU chargée des politiques spéciales et de la décolonisation a entamé, lundi à New York, son débat général annuel sur un appel à éliminer le colonialisme dans les 17 territoires non-autonomes inscrits au la liste de l’ONU.
Alors que la troisième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme s’achèvera dans un an, la présidente du Comité spécial de la décolonisation, dit Comité des 24, Mme Keisha McGuire, a souligné, lors de ce débat, « l’urgence de mettre fin aux situations coloniales » qui persistent dans les 17 territoires inscrits à l’ordre du jour de la quatrième Commission, un appel repris par de nombreuses délégations. C’est au nom du  » respect démocratique  » du droit à l’autodétermination des peuples, un droit qui est  » la base des relations pacifiques et amicales entre les États », selon le Paraguay, que les délégations ont invoqué cette urgence. L’Uruguay a affirmé de son côté que  » le colonialisme est un anachronisme au XXIe siècle « . Outre les questions de la Palestine et des Iles Malvinas, la décolonisation du Sahara occidental a été au centre des travaux de fond de la commission qui se tiennent à l’ONU. Tout en saluant les progrès réalisés par le continent africain en matière de paix et sécurité, l’Ouganda s’est dit préoccupé par l’impasse dans laquelle se trouve le « dossier du Sahara occidental » qu’il a qualifié de  » seul territoire non autonome du continent africain. « L’Ouganda a mentionné la création d’une troïka africaine pour apporter son concours aux efforts des Nations unies. « Parce qu’aucun développement n’est possible sans paix ni sécurité, l’Ouganda est attaché à la décolonisation du Sahara occidental « , a insisté le représentant de ce pays avant d’appeler à trouver une solution par le biais d’un référendum sous l’égide de la Minurso. Le diplomate ougandais a appuyé le renouvellement du mandat de cette mission et la nomination d’une nouvelle personnalité éminente chargée de ce dossier. La quatrième commission devait ce réunir à nouveau ce mardi pour entamer les auditions des pétitionnaires sur les territoires non autonomes. Selon l’ONU, pas moins de 180 pétitionnaires s’exprimeront au sujet de ces territoires, notamment sur les Îles Turques et Caïques, la Nouvelle-Calédonie et le Sahara occidental. Parmi les représentants des territoires non autonomes à intervenir à cette occasion, figurent le président de la Polynésie française, le ministre principal de Gibraltar et le Lieutenant-gouverneur de Guam.
Jeudi, la quatrième commission, présidée par l’Irakien Mohammed Hussein Bahr Aluloom, a approuvé son programme de travail pour la 74ème session de l’Assemblée générale de l’ONU. Par ailleurs, le représentant du Front Polisario à l’ONU, Sidi Mohamed Omar, s’est entretenu à New York avec la sous-secrétaire générale des Nations unies pour l’Afrique en charge des opérations de maintien de la paix, Mme Bintou Keita. Le diplomate sahraoui a dûment informé Bintou keita de la position du Front Polisario concernant plusieurs questions liées au processus de paix onusien et à la mission pour l’Organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Pour rappel le président Sahraoui, Brahim Ghali, a affirmé dans une lettre transmise au SG de l’ONU que le Maroc retardait le processus onusien pour renforcer l’occupation brutale des territoires sahraouis. Selon le président Ghali, ce retard a paralysé le processus politique, au moment où le Maroc a intensifié ses actions déstabilisatrices sur le territoire, appelant par la même occasion à la désignation d’un nouveau médiateur qui partage les convictions, la détermination et la stature de l’ancien émissaire, Horst Köhler. Le SG du Front Polisario a ajouté que l’ONU ne doit pas permettre au processus politique d’être « l’otage » des conditions préalables imposées par le Maroc pour faire dérailler le processus de décolonisation du Sahara occidental. Le Conseil de sécurité se réunira le 16 octobre pour un premier briefing sur le Sahara occidental en prévision du renouvellement du mandat de la Minurso qui expire le 31 octobre.
M. Bendib