Plage

MISE EN CONCESSION DES PLAGES À ORAN : Faire respecter la loi pour réussir la saison estivale

En dépit de l’existence de lois qui régissent l’activité et des cahiers de charges qui doivent être scrupuleusement respectés, l’exploitation des solariums continue de poser un véritable problème de droit, celui de l’accès libre aux sites de baignade.

En effet, l’activité qui est censée être contrôlée et régulée par les communes balnéaires semble être tombée sous le contrôle d’une mafia qui a pris possession des plages et des parkings. Il y’a quelques années et malgré les mises en garde du ministère de l’Intérieur qui avait insisté sur la liberté d’accès aux plages, un jeune vacancier de Oued Souf avait été froidement assassiné par le gérant d‘un parking de plage à Béjaïa. Et les incidents de ce genre sont légion, car le laxisme des services communaux est manifeste. Ces derniers et malgré la batterie de lois qu’ils sont censés faire respecter, se contentent d’une mise en concession, d’un appel d’offres sans plus. Le respect du cahier de charge par l’exploitant semble être le dernier de leur souci. À Oran par exemple et même si à ce jour, aucune plage n’a été mise en concession, celle de Aïn Franine sur la corniche Est et d’autres qui jouxtent des complexes touristiques privés sur la corniche Ouest sont illicitement exploitées. Mieux encore l’accès à ces sites est devenu payant depuis plus d’un mois ce qui renseigne sur le laxisme des services des communes côtières de la wilaya. Mieux encore, certaines communes et dans l’effort, supposé, de réussir la saison estivale est d’offrir les meilleures conditions d’accueil aux baigneurs avaient créé ce qu’elles avaient appelé Monsieur plage. Cet agent devait procéder à des visites quotidiennes aux sites de baignade pou faire respecter le cahier de charges, recueillir les éventuelles plaintes d’estivants et imposer l’ordre et la quiétude dans les lieux. Il a, selon toujours ses prérogatives, la latitude de solliciter les services de sécurité en cas de problèmes.  Cela est sur le plan théorique, mais pratiquement cette initiative n’a pas fait long feu et les sites de baignade sont retombés, très vite, sous le contrôle d’individus qui n’hésitent pas à jouer du gourdin et à faire appel à des chiens d’attaque pour faire respecter leur ordre. Un citoyen qui avait décidé, l’été dernier  de passer une journée à la plage Étoile de Bousfer, avait refusé de céder au désidérata de ceux qu’on appelle à Oran, les ‘M’targuia ». Il avait vu sa voiture vandalisée et a subi une agression physique, devant ses enfants,  qui lui avait valu plusieurs jours d’incapacité de travail.  La mise en concession des parkings et solariums pour les communes côtières devra intervenir dans les prochains jours avant le lancement officiel de la saison estivale encore retardé par la pandémie.  Le vœu des citoyens aujourd’hui est de voir, les communes côtières reprendre le contrôle de la situation car cela y va de la réussite de la saison estivale. L’accès aux plages est un droit inaliénable reconnu à tous les Algériens et l’aménagement de  solariums est réglementé, reste seulement à faire respecter la loi pour une saison estivale de rêve.
Slimane B.