Fawzi Derrar

L’IPA PRÉVOIT UN REBOND DU NOMBRE DES CONTAMINATIONS PAR LA COVID-19 : L’Algérie réceptionnera bientôt un nouveau type de dépistage

Le directeur général de l’Institut Pasteur Algérie(IPA), Fawzi Derrar, a annoncé, hier, qu’un nouveau type de dépistage sera utilisé prochainement pour diagnostiquer les personnes infectées par le Coronavirus. Évoquant l’évolution de la pandémie en Algérie, Derrar a indiqué que notre pays vit une deuxième vague de la Covid-19 et qu’au cours des prochains jours des « records » dans le nombre des contaminations seront déplorés. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale chaîne1, Derrar a révélé que l’Algérie recevra la semaine prochaine un premier lot de 10 000 détecteurs pour dépistage du coronavirus, qui connait ces derniers jours un nombre de contaminations record, qu’il qualifie de « deuxième vague » du virus. En effet, tirant la sonnette d’alarme, il dira que le nombre des cas contaminés peut encore augmenter à cause de la saison hivernale. « J’affirme que l’Algérie connaît une deuxième vague du virus Corona et que les infections devraient augmenter en raison de la saison hivernale » souligne le directeur de l’IPA, en ajoutant « cette vague connaitra son pic dans les prochain jours » mais, poursuivra-t-il, « elle va diminuer en décembre, sans écarter d’autres vagues dans les mois qui suivent », précise l’invité de la châine1. D’autre part, le même responsable a indiqué que le dépistage du virus corona par le scanner en hivers n’est pas fiable. « Le diagnostic de Coronavirus par Scanner en hiver n’est pas utile car il donne la même image de détection d’autres virus » a-t-il expliqué; abordant au passage la cherté des prix du PCR notamment dans les laboratoires privés, il propose de ce fait une entente entre les autorités et les laboratoires privés pour baisser le prix et le rendre abordable. Cependant, il rappelera que le dépistage aide à détecter les personnes infectées par le virus afin de les mettre en quarantaine pour casser la chaîne de transmission, indiquant que l’Institut Pasteur reçois quotidiennement une moyenne de 1 200 à 1 300 échantillons. À la même occasion, Derrar insiste sur le respecter des mesures préventives et d’éviter les rassemblements, « nous avons tous observé le relâchement des gestes barrières par les citoyens, notamment après la reprise de la vie normale, les gens ne portent plus de masques, ne respectent pas la distanciation sociale, et le pire nous avons remarqué des regroupements dans les cimetières et des mariages etc… », « Les citoyens sont appelés à respecter les mesures de prévention à la lettre pour empêcher la propagation du virus ».

Le vaccin antigrippal ne protège pas contre la Covid-19
Par ailleurs, et après avoir insisté sur l’impératif de la vaccination contre la grippe saisonnière pour les personnes à risque, soulignant que la conjoncture sanitaire actuelle liée au coronavirus à l’origine d’une pression sur les structures de la santé publique, le directeur général de l’Institut Pasteur a indiqué que contrairement à ce que pensent les citoyens le vaccin antigrippe saisonnière ne protège pas contre le Coronavirus. «Les gens qui pensent que le vaccin antigrippal va les protéger du corona c’est faux », « il n’y a aucune relation entre les deux car le corona est différent », dit-il, ajoutant concernant le vaccin contre la grippe saisonnière, « jusqu’à aujourd’hui l’Algérie a acheté 1 million de doses de vaccin antigrippal », indiquant que cette opération se produit en plusieurs étapes à cause de la suspension du trafic aérien, rassurant les citoyens qu’il sera disponible cette semaine dans toutes les pharmacies. Dans le même cadre, Derrar a précisé que ce dernier est destiné en priorité aux personnes âgées de plus de 65 ans, les femmes enceintes, les personnes ayant une pathologie chronique et celles souffrant de « cardiopathie, d’infections pulmonaire chronique, métabolique diabète, d’obésité etc…) et d’infections rénales, et aussi ajouta-t-il il est destiné au corps médical car ils sont les plus exposés au danger de ce virus qui peut des fois menacer leur vie.
Sarah Oubraham