Tebboune rencontre gouvernement walis

Les walis appelés à élaborer un plan de rattrapage pour le développement des zones enclavées : Le facteur humain dans la gestion à l’origine du blocage de 33.000 projets

Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a souligné lors de son discours prononcé à la rencontre Gouvernement- walis tenue au Club des pins (Alger), que l’élément humain, est à l’origine « du blocage de 33 milles projets de base » dans plusieurs wilayas du pays. Précisant à la même occasion que ces derniers sont des projets en soutien au développement de proximité et au niveau national. Outre le bloccage de tant de projets révélés, par le chef de l’Etat, «  doubler leur coût » ainsi que les mauvaises études sur la faisabilité de projets, la mauvaise gestion, les choix et les études inadaptés, en contre sens de ce qui exige le développement socio-économqiue et l’amélioration du cadre de vie. Annonçant dans ce cadre l’annulation de tous les projets qui n’étaient pas lancés et de les remplacer par des projets plus porteurs et attractifs, avec la fermeture de toutes les opérations gelées avant la fin de l’année en cours.

Prochaine rencontre exécutif-walis à l’extérieur d’Alger organisée à Khenchela
Concernant le développement des zones d’ombre et des wilayas de l’intérieur, Tebboune a déclaré que 15 wilayas souffrent de plusieurs problèmes et de carence à l’instar du manque d’eau, des services de santé, le travail, éducation, manque de lieux de loisir et d’attraction, citant aussi l’absence de moyens de transport, des routes impraticables, signalant que les enfants font des kilomètres pour rejoindre leurs écoles qui manquent également de cantines, faisant état de 537 écoles privées de transport et 817 autres ne disposent pas cantine scolaire. Tout ça, précise le chef de l’Etat devrait être rattrapé avant la fin de cette année. Cependant, Tebboune a cité à titre d’exemple, la wilaya de Khenchela « j’ai visité Khenchela plusieurs fois et j’ai remarqué que cette wilaya est isolée » appelant les autorités à s’intéresser davantage à son développement et à revoir sa structure, rappelant dans ce cadre que le Premier ministre Aymene Benabderrahme, avait proposé un programme pour l’année 2022 comportant la révision du plan de développement dans certaines wilayas du pays. À ce fait Tebboune a déclaré qu’il ne faut pas attendre 2022 mais, « il faut élaborer un programme de rattrapage, proposant la création de nouveaux projets comme la réalisation d’une ligne ferroviaire de 16KM et de réaliser aussi une ligne double sens Khenchela-Batna».

Vers un nouveau découpage administratif
Apres avoir annoncé «de nouveaux textes de loi pour encourager l’investissement et ouvrir les capitaux des entreprises, en fonction des capacités », Tebboune a déclaré que l’opération de recensement global de la nomenclature des projets de développement inscrits au titre de l’investissement public a fait ressortir « un grand nombre de projets en souffrance ou non encore lancés », appelant les walis à prendre les choses en main pour régler les dossiers et booster le développement local, en les ordonnant de « traiter ce dossier avant la fin de l’année et à étudier les projets au cas par cas ». Il a également appelé à un nouveau découpage administratif pour la promotion de nouvelles wilayas déléguées dans les Hauts-Plateaux et au nord du pays.

4,5 milliards de dollars d’exportations hors-hydrocarbures d’ici la fin de l’année
Sur le plan économique, le Président Tebboune a fait état d’ « indicateurs et de signes pour une sortie du tunnel pour l’Algérie », en ce sens que « pour la première fois depuis plus de deux décennies, la valeur des exportations, moins de 2 mds de dollars annuellement, a atteint 3,1 mds de dollars et pourra s’établir à 4 voire 4,5 milliards de dollars d’ici la fin de l’année ». Nos stratégies en la matière continueront à être orientées par la traduction des engagements pour passer d’une économie rentière et de consommation à une économie de la connaissance et de la performance, a-t-il dit, affirmant qu’ »il n’est plus possible de différer le changement qualitatif devant être opéré en matière d’investissement afin de créer des opportunités d’emploi et de la richesse et réaliser la relance économique ». Le Président Tebboune a insisté sur la nécessité de « mobiliser toutes les énergies pour mener l’économie nationale à bon port, à travers la création d’emploi, le renforcement de la production nationale, la transformation du produit national et la création de richesse », rappelant que l’économie algérienne était auparavant « à la traine et tournée vers l’importation ».
Sarah Oubraham