Zitout-Mehenni

LES STRUCTURES ORGANISATIONNELLES DE «RACHAD», SES SOURCES DE FINANCEMENT ET SES RELATIONS AVEC LE «MAK» : Acte III des aveux de Benhalima 

Le terroriste détenu Mohamed Azouz Benhalima a révélé la structure organisationnelle du mouvement terroriste « Rachad », ses sources de financement ainsi que ses relations « secrètes » avec l’autre mouvement terroriste le « MAK ».

Dans la troisième partie de ses aveux, diffusés lundi soir par la télévision algérienne sous le titre « Chemin de la félonie… détails de la conspiration », le terroriste Benhalima a expliqué avoir pu, grâce aux relations nouées avec les éléments de « Rachad » en France, au Canada et en Angleterre, identifier la composante humaine de ce mouvement terroriste et ses sources de financement. Le mouvement terroriste « Rachad » est doté, d’après les aveux de Benhalima, d’un Conseil de la Choura composé de sept éléments, à savoir : «Larbi Zitout, Mourad Dehina, Abbas Aroua, Rachid Mesli, Nazim Taleb et deux magistrats binationaux franco-algériens (il n’a pas cité leurs noms) travaillant dans les coulisses». Abordant les sources de financement du mouvement terroriste, Benhalima a indiqué qu’elles sont «multiples», citant « la collecte des fonds, des dons, les virements électroniques et les recettes de YouTube ».

Les conclaves secrets « Rachad – Mak » 
Quant aux relations entre « Rachad » et le « MAK », il a affirmé qu’il s’agit de liens « secrets », les deux entités terroristes veillant à tenir des réunions secrètes à travers des organisations-écrans. Il a cité, dans ce cadre, l’organisation, par les deux mouvements terroristes, d’une «réunion secrète en Espagne peu avant le déclenchement des incendies en Algérie (été 2021) », relevant que « la dénommée Yasmine Benini avait organisé cette réunion ainsi que d’autres rencontres ». Relevant que les membres de « Rachad » activaient principalement à Paris, au Canada et en Angleterre, le terroriste Benhalima a fait savoir que ce mouvement avait de nombreuses antennes dont les mouvements « PUNA » et «Rebuilding Algeria » (reconstruire l’Algérie), ainsi que les instituts « Hogar », « Cortoba » et l’organisation « Karama », des entités implantées toutes en Suisse. Il a dévoilé que le mouvement Rachad tentait «d’exacerber le Hirak populaire et de plonger l’Algérie dans une crise pour exécuter ses plans et les desseins des parties qui le soutiennent », affirmant que cette entité terroriste s’était mise à «recruter des jeunes du Hirak auxquels elle a même organisé des traversées vers l’Europe pour les exploiter plus tard ». Ce mouvement « ne croit pas au pacifisme, mais bien au contraire il prône l’action armée », a-t-il dévoilé, relevant qu’il « exploite les détenus par le biais d’un réseau spécialisé dans l’organisation des opérations de migration clandestine, géré par Said Yahiaoui et Drissi Abdellah qui est d’origine marocaine ». Parmi les personnes exploitées, Benhalima a cité les noms d’« Issam Sayah, Fatma Zohra Bouras, Amine Babiche, et Ibrahim Laalami dont la vidéo montrant son arrestation par les garde-côtes espagnols a été truquée par Amir Boukhors (Amir Dz ». Qualifiant Ismaïl Zitout de « maître de jeu », il a indiqué que cet individu « tapi dans l’ombre, gérait le succès médiatique du mouvement et se chargeait de plus de 32 pages Facebook, à l’instar de Akhbar El Ahrar, Maarakt Tahrir El Waaï, Sada El Hirak, outre les pages de Amir Boukhors et Larbi Zitout ». Selon les aveux de Benhalima, Larbi Zitout a collecté avec Assia Guechoud près de « 90.000 euros » en exploitant l’affaire de Mohamed Abdellah. Il a expliqué comment Ismaïl Zitout « protégait » son frère Larbi à travers « de faux signalements » déposés auprès de la police britannique et selon lesquels un opposant politique serait l’objet d’une « tentative de liquidation à son domicile ». Ces signalements avaient pour objectif « d’assurer une certaine protection à Larbi Zitout, et de faciliter l’obtention d’une autorisation pour l’installation d’un système de surveillance et des caméras de surveillance dans son domicile ». Les actions d’Ismaïl Zitout sont intervenues suite à l’inscription par les autorités algériennes de Larbi Zitout et de son mouvement dans la liste des entités terroristes, a ajouté le détenu Benhalima. Benhalima est revenu en outre sur la relation entre Amir Boukhors et Larbi Zitout, relevant, dans ce cadre, qu’Ismaïl et Larbi Zitout avaient convenu au départ de « former » Amir Dz aux fins d’exploitation. Il a indiqué en outre que son déplacement en France avait créé une « crise » entre Zitout et Amir Dz, ce qui confirme d’après lui « la fragilité de leur relation ». « Ismaïl et Larbi Zitout œuvrent depuis décembre 2021 à casser Amir Dz pour plusieurs raisons, notamment le conflit d’intérêt dans les affaires de Mohamed Abdellah et Bounouira », a-t-il expliqué. D’après Benhalima, « l’argent et les femmes » sont les seuls éléments qui animent ces deux terroristes, avant d’évoquer la relation « solide » unissant Larbi Zitout et une certaine Manar Menaseri qu’il a qualifiée de « yeux de Zitout en Turquie ». Cette dernière reçoit de la part de Zitout « un montant de 500 euros chaque mois pour élaborer des rapports sur les réunions des frères musulmans en Turquie », a-t-il fait savoir.

Les précédentes révélations de Benhalima
Lors de ses dernières révélations ; diffusées 22 juin dernier Benhalima a avoué avoir découvert lors de ses interactions avec les dirigeants du mouvement terroriste « Rachad » et ses sympathisants, qu’il était tombé dans le piège d’ «un complot makhzeno-sioniste ourdi contre l’Algérie », affirmant l’existence de liens secrets entre cette organisation terroriste et des réseaux internationaux spécialisés dans le faux et la criminalité organisée. Le détenu Benhalima a qualifié les terroristes Larbi Zitout, Amir Boukhors et Assia Guechoud, de « traîtres » qui, en plus de « trahir leur pays », se « débarrassent de quiconque ne collabore pas avec leurs plans ou ayant connaissance de beaucoup de détails sur leurs activités ». Le terroriste détenu est également revenu sur « la traîtrise et la délation » du terroriste Amir Boukhors dit « Amir Dz » qui l’a dénoncé aux autorités françaises lorsqu’il s’est déplacé en août 2021 dans ce pays. En France, Benhalima a dit avoir pris contact avec Abdellah Drissi, « bras droit » du terroriste Larbi Zitout, lequel lui a affirmé qu’il collectait avec d’autres personnes des dons dans les mosquées pour les envoyer en Afghanistan, et que des « chefs d’entreprises finançaient les activités du mouvement terroriste Rachad ». Dans ses aveux, le terroriste Benhalima a évoqué la période de son assignation à résidence en France où commence à se dévoiler « la main du Makhzen » dans le complot. En effet, il a expliqué qu’un certain Walid Kebir, « résidant au Maroc qui a participé au Hirak populaire en Algérie a essayé de le convaincre d’aller au Maroc. Une destination vers laquelle la terroriste Assia Guechoud a aussi tenté de le convaincre à choisir. Et de dévoiler, dans ce cadre, que le terroriste Zitout l’a informé que Amir Boukhors « a un contact direct avec le Makhzen marocain et qu’il recevait des sommes colossales des autorités marocaines ». Le terroriste Benhalima revient par la suite sur sa décision de fuir vers l’Angleterre au lieu du Maroc en se faisant passer pour un juif. Aussi, Benhalima avait qualifié le terroriste Zitout de « charlatan », « qui est à l’abri en Angleterre et exploite les autres pour exécuter ses plans », le détenu Benhalima a relevé avoir été contacté par Ismail Zitout pour diffuser des vidéos «innocentant Larbi Zitout qui aurait été la cible d’attaques médiatiques et via les réseaux sociaux ». Ces vidéos avaient principalement pour objectif d’attester « que si je dévoilais les plans de Zitout et son organisation c’est que j’y étais forcé », une vidéo, selon Benhalima, qui a « ravi » Zitout qui l’a exploité pour s’exonérer et soigner faussement son image.
S. O.