Les réactions de dénonciation fusent de partout. A commencer par Amnesty International qui a pointé du doigt la gestion policière de la manifestation des anti-G7.
Les réactions à la manifestation No G7 de dimanche à Genève continuent de se multiplier. Amnesty International dénonce hier mardi, une gestion policière ayant « gravement porté atteinte au droit de manifester », alors que la Chambre de commerce genevoise salue l’efficacité du dispositif. Des milliers de personnes pacifiques ont payé « le prix des défaillances policières », soulève l’organisation de défense des droits humains dans son communiqué. Elles ont été « exposées à des mesures de dispersion et à l’usage de la force en raison des actes d’un groupe restreint. » Amnesty International relève plusieurs manquements concrets : des gaz lacrymogènes utilisés de manière indiscriminée, le manque de communication audible de la part des autorités ou encore des contrôles d’identité et confiscations de masques médicaux en amont de la manifestation. Également pointé du doigt, le manque de stratégie effective pour isoler les personnes commettant des actes de violence et pour protéger le reste du cortège.
La nasse mise en place à l’issue de la manifestation – durant laquelle quelque 200 personnes ont été retenues pendant près de dix heures – soulève, elle aussi, « de sérieuses préoccupations ». Selon les informations disponibles, l’organisation indique que la mesure « pourrait constituer une privation de liberté arbitraire, voire un traitement dégradant des personnes concernées. » L’organisation appelle par ailleurs les autorités genevoises à « revoir en profondeur leur stratégie d’encadrement des manifestations. »
De son côté, la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG), estime dans son communiqué que « le dispositif sécuritaire a pleinement rempli son rôle », au vu des dégâts limités observés. La coordination entre autorités cantonales, fédérales et forces de sécurité étrangères, notamment françaises et allemandes, aurait selon elle permis de contenir les débordements et de protéger entreprises et population.
De son côté, la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la CCIG exprime aussi sa solidarité envers les entreprises ayant subi des dégradations. Elle met l’accent sur le dispositif voté par le Grand Conseil permettant aux parties lésées de prétendre subsidiairement à un déménagement. Elle ajoute que les enquêtes devront déterminer « les responsabilités de ces casseurs afin de les poursuivre et, le cas échéant, les mettre à contribution pour réparer ces dégâts. » Genève (CCIG), estime dans son communiqué que « le dispositif sécuritaire a pleinement rempli son rôle », au vu des dégâts limités observés. La coordination entre autorités cantonales, fédérales et forces de sécurité étrangères, notamment françaises et allemandes, aurait selon elle permis de contenir les débordements et de protéger entreprises et population.
De nombreuses autres réactions ont suivi les événements de dimanche. La coalition No G7 a dénoncé « une opération policière inqualifiable » et les collectifs de la grève féministe une « répression complètement démesurée ».
Agences












































