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LES JOURNALISTES ALGÉRIENS RENFORCENT LEUR MOBILISATION EN LEUR FAVEUR : « Sauvons les prisonniers politiques sahraouis »

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Le Réseau des journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui a réaffirmé, hier à Alger, son soutien aux détenus politiques sahraouis, en particulier au militant Naâma Asfari, en grève de la faim depuis le 8 juin, tout en annonçant la création d’une commission de suivi chargée de documenter la situation des prisonniers sahraouis et de renforcer la coordination avec les organisations médiatiques et de défense des droits humains.

Réunis au Centre d’information du Sahara occidental, en présence de l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, de journalistes, de représentants de la société civile et de personnalités engagées en faveur de la cause sahraouie, les participants ont exprimé leur vive préoccupation face à ce qu’ils qualifient de dégradation des conditions de détention des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik. Dans un communiqué rendu public à l’issue de cette rencontre, le Réseau des journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui affirme suivre « avec une profonde inquiétude » l’évolution de la situation des détenus sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines. Il dénonce des conditions de détention qu’il juge contraires au droit international humanitaire ainsi qu’aux conventions internationales relatives aux droits de l’homme. Le réseau condamne également les conditions d’incarcération des détenus civils sahraouis, estimant qu’elles portent atteinte à leur dignité ainsi qu’à leur intégrité physique et psychologique. Il renouvelle son soutien « total et inconditionnel » au détenu sahraoui Naâma Asfari, qui observe une grève de la faim ouverte depuis le 8 juin afin de protester contre ce qu’il considère comme une privation de ses droits fondamentaux. Le communiqué évoque également la situation de l’épouse de Naâma Asfari, la citoyenne française Claude Mangin, qui, selon le réseau, demeure privée de son droit de rendre visite à son mari. Les signataires estiment que cette interdiction constitue une atteinte aux droits humains et familiaux et contribue à aggraver la souffrance du détenu et de ses proches. À travers cette déclaration, le réseau apporte son soutien aux revendications formulées par Naâma Asfari, notamment le respect de ses droits fondamentaux, la fin des traitements qu’il qualifie de dégradants, ainsi que la garantie de son droit à communiquer avec sa famille et à recevoir la visite de son épouse sans restriction. Le Réseau des journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui rappelle également la décision rendue en 2023 par le Comité des Nations unies contre la torture concernant les détenus du groupe de Gdeim Izik. Selon le communiqué, cette décision a conclu au caractère illégal de leur détention et a appelé à leur libération ainsi qu’à la réparation des préjudices subis. Le réseau estime que cette décision impose aux autorités marocaines de se conformer à leurs engagements internationaux et de respecter les mécanismes des Nations unies. Les journalistes signataires lancent, par ailleurs, un appel aux organisations internationales et régionales de défense des droits de l’homme, aux médias ainsi qu’aux composantes de la société civile afin de renforcer leur mobilisation en faveur de Naâma Asfari. Ils les invitent à agir pour assurer sa protection, préserver son intégrité physique et mettre fin aux violations qu’ils dénoncent à l’encontre des détenus politiques sahraouis. À l’occasion de cette rencontre, le réseau a annoncé la création d’une commission de suivi composée de journalistes, de professionnels des médias et de personnalités issues de la société civile. Cette structure aura pour mission de suivre l’évolution de la situation des détenus sahraouis, de porter une attention particulière au dossier de Naâma Asfari et de renforcer la coordination avec les organisations médiatiques nationales et internationales dans le cadre du Réseau international des journalistes solidaires avec le peuple sahraoui, dont le secrétariat général est établi à Alger. Selon les initiateurs de cette démarche, cette commission contribuera à relayer la voix des détenus sahraouis sur la scène médiatique internationale et à soutenir leurs revendications dans le respect du droit international. Le Réseau des journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui réaffirme sa volonté de poursuivre son action médiatique et son engagement en faveur de la défense des droits humains, de la justice et des causes qu’il considère conformes aux principes du droit international et de la légalité internationale. 

M.Seghilani 

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