Législatives

LÉGISLATIVES DU 12 JUIN : Clap de fin de l’opération de dépôt des candidatures

Aujourd’hui est le dernier délai pour le dépôt des dossiers de candidature aux législatives du 12 juin 2021, conformément aux dispositions de l’article 203 de la loi organique relative au régime électoral. En effet, après avoir débuté le 11 mars dernier, l’opération de dépôt des dossiers de candidature pour les prochaines législatives prend aujourd’hui fin à minuit, pour passer à l’étape des recours des candidats qui ont vu leurs dossiers rejetés et cela à partir de demain jusqu’à lundi 14 mai 2021, voire deux jours avant le début de la campagne électorale qui aura lieu du 17 mai au 8 juin 2021, selon un calendrier rendu public par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Il est à signaler qu’en cas de rejet de candidature au titre d’une liste, de nouvelles candidatures peuvent être formulées dans un délai n’excédant pas les 25 jours précédant la date du scrutin, soit le 17 mai 2021, et ce en application des dispositions de l’article 207 de la même loi. Cependant, les contours du paysage électoral des législatives du 12 juin prochain commencent à se dessiner avec l’adhésion de plusieurs partis politiques toutes obédiences confondues, et indépendants, à ce processus qu’ils considèrent comme une véritable épreuve et une opportunité aux électeurs pour opérer le changement et élire un nouveau Parlement à la hauteur des aspirations populaires. Du coup et selon les données avancées par le président de l’ANIE (Autorité nationale indépendante des élections), Mohamed Charfi, 1755 listes de partis politiques agréés et 2898 listes d’indépendants désirant se porter candidats aux élections législatives du 12 juin 2021, soit un total de 4653 listes. Au niveau des circonscriptions électorales à l’étranger, « 16 listes de partis et 25 listes d’indépendants ont fait part de leur volonté de se porter candidat, avec un total de 41 listes, tandis que 20500 formulaires de souscription de signatures individuelles ont été remis », a-t-il détaillé, jusqu’à samedi passé, sept partis et onze listes d’indépendants ont remis les formulaires de souscription de signatures individuelles à la délégation de l’ANIE à travers 10 wilayas. Ces chiffres montrent bel et bien que la représentation des candidats indépendants dépasse celle des partis politiques, même si ces derniers sont certains qu’ils vont rafler les sièges de l’APN, notamment avec les composants de leurs listes qui comportent des personnes étrangères à leurs formations politiques ainsi que des (hommes d’affaires) à l’instar du parti d’el-Moustakbal et d’el-Binaâ selon leurs déclarations. Lors d’un rassemblement populaire dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj, le président de Front el-Moustakbal, Abdelaziz Belaïd, a appelé, pour la seconde fois, à une forme de négociation avec les hommes d’affaires inculpés pour corruption, dans le but de récupérer une partie de leur argent, se disant prêt à entamer les négociations, en échange de leur libération, considérant que ces hommes d’affaires sont restés en prison sans pour autant parvenir à un quelconque résultat. De son côté l’ancien candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre 2019, Abdelkader Bengrina, a fait savoir que son parti présentera des listes de candidatures dans les 58 wilayas du pays, précisant que 80% des candidats n’ont pas de lien organique avec son mouvement. Selon lui, parmi les candidats du parti, il y a des officiers supérieurs à la retraite, des artistes, des journalistes, des cadres… Soulignant que sa formation remportera ces élections, et qu’elle sera une partie importante dans le gouvernement qui sera formé après le scrutin. C’est le cas également du Mouvement de la société pour la paix (MSP) qui affirme gagner ce processus et devenir un véritable partenaire au sein du gouvernement. Concernant ses listes, il annonça que le MSP a ouvert la porte à des citoyens non-adhérents au parti pour se présenter sur ses listes. Il est à souligner que l’entrée en force des indépendants aux élections législatives, est dû à l’absence de la classe politique représentante du peuple, et à la rupture de confiance entre les deux, du coup cette échéance ne sera pas facile pour les deux parties et ça sera une vrai bataille contre l’abstention, laquelle est ancrée dans les esprits nourris par les positions de certaines formations politiques et d’autres personnalités de la scène nationale qui ont choisi le boycott.
Sarah Oubraham