Tebboune

LE PRÉSIDENT TEBBOUNE A ORDONNÉ, HIER, DE SEVIR CONTRE LES SEMEURS DE TERREUR DANS LES CITÉS ET RUES DU PAYS : Pas de mesures de grâce pour les porteurs d’armes blanches et les kidnappeurs

Désormais, ce sera la tolérance zéro pour les semeurs de terreur contre la population dans le milieu urbain, et même partout ailleurs à travers les cités et villages du pays. Pas que, l’État frappera aussi d’une main de fer contre les kidnappeurs d’enfants qui, tout comme les porteurs d’armes blanches et les agresseurs de tout acabit, n’auront plus « droit » à une grâce judiciaire.
Il s’agit de deux phénomènes pour le moins étrangers à la société algérienne auxquels on assiste depuis ces dernières années et lesquels ont fait l’objet de deux projets d’ordonnance, murement discutés, hier, lors de la réunion du Conseil des ministres tenu sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune.
Comme annoncé, en effet, la veille par les services de la communication au palais d’El-Mouradia, le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, hier, une réunion périodique du Conseil des ministres. Au menu de cette réunion, « l’étude du dossier de l’environnement, les mesures réglementaires ayant trait au secteur des produits pharmaceutiques et à la lutte contre la pandémie Covid-19 ». Comme il est question également, mais surtout, de deux projets d’ordonnance relatifs au phénomène en vogue dans les nouvelles cités urbaines du pays, ceci d’un côté. De l’autre, les actes de kidnapping d’enfants.
Ainsi, après avoir écouté l’exposé du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, portant sur les solutions préconisées à travers les deux textes de loi élaborés sous sa férule concernant ces deux phénomènes, le président Tebboune a donné instruction ferme à l’effet de mener une traque sans merci contre les auteurs qui se rendent coupables d’actes de violence par le moyen d’armes blanches. Le même traitement judiciaire auguste sera également réservé aux kidnappeurs d’enfants, comme on en a vu partout et à profusion à travers le pays, depuis notamment ces dernières années. Outre le durcissement des sanctions judiciaires à l’encontre des malfrats, le chef de l’État a exclu toute mesure de grâce au profit des auteurs coupables d’actes délictueux à l’aide d’armes blanches et des ravisseurs. Tebboune a décrété également l’interdiction d’importation des armes blanches, comme leur production au niveau local. En effet, si auparavant l’Etat, à travers ses différents services de sécurité, tentait tant bien que mal de maitriser ces deux phénomènes, les coupables « profitent » du vide juridique pour sévir dans l’impunité. Mais, cette « période de grâce » n’aura été que courte, maintenant que ces deux textes de loi examinés donneront le feu vert aux services de sécurité à l’effet de tordre le cou à tout porteur d’arme blanche et à tout kidnappeur d’enfants. Ceci d’autant plus encore que le Président a décidé de mesures de loi pour protéger les éléments des services de sécurité dans le cadre de leurs missions.
Farid Guellil