Intervenant hier sur les ondes de la Radio nationale, le Pr Rachid Belhadj, chef de service de médecine légale au CHU Mustapha Bacha préconise la mise en place du « pass sanitaire » pour augmenter le taux de vaccination et éviter le retour aux mesures de confinement. La mise en place de ce pass doit être accompagnée d’une stratégie de communication, de prévention et de contrôle, pour ne pas pénaliser la partie de la population qui est vaccinée et qui a compris les dangers de cette pandémie, par de nouvelles mesures de confinement, a-t-il recommandé. Selon le même spécialiste, le faible taux de vaccination, y compris parmi le personnel de santé, s’explique par la profusion de fausses informations scientifiques. D’autre part, le Pr Belhadj a révélé que 95% des patients covid-19 qui développent des formes graves et qui sont actuellement hospitalisés en réanimation ne sont pas vaccinés, alors que les patients vaccinés et qui ont été contaminés durant cette vague ont développé des formes mineures. Pour Belhadj, ceci est une preuve scientifique de l’efficacité des vaccins. Par ailleurs, l’intervenant de la radio a estimé que cette 4e vague est beaucoup moins grave que la 3e qui a été la plus meurtrière. Selon lui, l’expérience acquise durant les précédentes vagues a amélioré le diagnostic et la prise en charge des patients atteints du Covid-19. Pour autant, le Pr Belhadj a reconnu qu’il reste une insuffisance pour les lits de réanimation. D’après lui, le problème ne se situe pas dans l’infrastructure ou l’équipement, mais dans la ressource humaine. « Il y a un épuisement de la ressource humaine qui doit être mobilisée 24h sur 24h en réanimation», a-t-il en effet relevé signalant que mobilisé depuis près de deux ans, le personnel de santé peine à tenir le rythme.
A. Nch.