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Le Maroc envisage de se retirer de l’organisation de la CAN féminine : Une manœuvre forte de protestation face aux sanctions de la CAF

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Un nouveau tournant semble se dessiner dans les relations déjà tendues entre la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Selon des informations concordantes en provenance des coulisses de l’instance continentale, le Maroc ne souhaiterait plus organiser la Coupe d’Afrique des nations féminine, initialement programmée pour le 17 mars prochain sur son territoire. Une décision lourde de sens, qui n’a pas encore fait l’objet d’une annonce officielle, mais qui agit déjà comme un véritable séisme dans les cercles dirigeants du football africain.

D’après ces mêmes sources, la FRMF aurait informé la CAF, de manière non publique, de son intention de renoncer à l’accueil de la compétition. Ce retrait potentiel intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par les récentes décisions disciplinaires prises par la CAF et vivement contestées au Maroc, tant au niveau institutionnel que populaire.

Si elle venait à être confirmée, cette décision serait loin d’être anodine. Le Maroc, qui, ces dernières années s’est offert, grâce à son travail de coulisses, de nombreuses compétitions footballistiques continentales, enverrait ainsi un signal clair de désapprobation. Pour de nombreux observateurs, ce recul apparent n’est pas un simple choix organisationnel, mais bien une manœuvre stratégique, assimilable à une forme de pression directe exercée sur la CAF.

Cette hypothèse est d’autant plus crédible que l’accord de partenariat officiel entre la CAF et le Maroc pour l’organisation de cette CAN féminine n’aurait, à ce stade, toujours pas été signé. Une situation qui rend juridiquement et administrativement le retrait marocain moins coûteux, et surtout plus rapide à mettre en œuvre. Autrement dit, la FRMF disposerait encore d’une marge de manœuvre suffisante pour se désengager sans s’exposer à des sanctions procédurales lourdes.

La pression de l’opinion publique marocaine

À cette dimension institutionnelle s’ajoute un facteur interne non négligeable : la pression de l’opinion publique. Les récentes sanctions infligées ont suscité une vive incompréhension et une colère palpable parmi les supporters marocains, nombreux à réclamer une réponse ferme de leurs instances dirigeantes.

Dans ce contexte, le retrait de l’organisation d’une compétition majeure apparaît pour certains comme une réponse politique forte, destinée à signifier que le Maroc refuse de continuer à jouer le rôle de “sauveur logistique” du football africain tout en étant, dans le même temps, ciblé par des décisions jugées injustes.

La CAF en quête d’un plan B… incertain

Pris de court, l’organe dirigeant du football africain aurait entamé, de façon informelle, des discussions avec l’Algérie afin d’évaluer la possibilité d’un transfert de l’organisation. Toutefois, là encore, les indicateurs ne sont guère rassurants. Les signaux actuels laissent entendre qu’Alger ne serait ni disposée à accueillir cette édition, ni particulièrement intéressée par l’organisation de compétitions similaires à court ou moyen terme.

Face à cette impasse, la CAF se retrouve confrontée à une réalité logistique implacable : très peu de pays sont aujourd’hui en mesure d’organiser, dans des délais aussi courts, une compétition continentale de cette envergure. Dès lors, l’option d’un report pur et simple de la CAN féminine gagne en crédibilité et pourrait être entérinée dans les prochains jours si aucune solution viable n’émerge.

Au-delà de cet épisode précis, cette situation illustre une crise plus profonde que traverse la CAF depuis la dernière Coupe d’Afrique des nations. Une crise de gouvernance, de crédibilité et de leadership, que beaucoup estiment auto-infligée. L’impression dominante est celle d’une institution qui s’est enfermée dans une spirale de décisions contestées, sans réelle capacité d’anticipation ni de gestion des conséquences.

De plus en plus de voix s’élèvent pour estimer que la CAF ne pourra sortir de ce “bourbier” qu’au prix d’un profond renouvellement de ses instances dirigeantes. Le président actuel, Patrice Motsepe, souvent décrit comme “présent-absent”, cristallise une partie de ces critiques, accusé d’avoir laissé s’installer un climat délétère au sommet du football africain.

Hakim S.

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