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LE FFS SE DOTE D’UNE NOUVELLE ÉQUIPE DIRIGEANTE Errer de crise en crise

Le Front des forces socialistes (FFS) a élu hier un nouveau présidium – instance dirigeante suprême entre deux congrès du parti -, lors d’un congrès extraordinaire de la plus vieille formation de l’opposition en Algérie. Confronté à une profonde crise organique et divisé par des tiraillements depuis la disparition de son chef charismatique, Hocine Aït Ahmed en 2015, les cinq membres du présidium, à savoir : Hakim Belahcel, Brahim Méziani, Soufiane Chioukh, Hadji M’hammed et Noura Touahri, seront chargés de préparer le terrain et les conditions de la tenue d’un congrès ordinaire dans une perspective d’une année. Ils succéderont ainsi à l’ancienne équipe dirigeante du parti, dont trois membres, paticulierement le Premier secrétaire, Ali Laskri, ont démissionné. Au terme de cinq jours de campagne interne, les deux listes composées chacune de cinq pré- tendants qui sont été soumises hier au vote des 331 délégués du parti – un nombre réduit du fait des mesures contre le Covid-19 -, se sont affairés à convaincre les militants d’endosser leur choix. Il s’agit d’une part de Ahmed Djeddaï de la fédération d’Alger, Ikhlef Bouaïche de la fédération de Béjaïa, de Noureddine Berkaïne de la fédération de Tizi-Ouzou, Semmache Kamal de la fédération de Sétif, et de Nadia Idehhadène de la fédération de Boumerdès, qui compose la liste A. Et de Brahim Méziani de la fédération de Béjaïa, de Soufiane Chioukh de la fédération de Constantine, de Hadji M’hammed de la fédération de Chlef, et de Noura Touahri de la fédération d’Alger et Hakim Belahcel, de la fédération de Boumerdès (liste B). Ce dernier occupait aussi le poste de Premier secrétaire national. Lors du congrès, le vote des délégués du parti a été très serré et le suspense à persisté durant les cinq heures des travaux des congressistes, mais la liste B a remporté finalement la course avec 182 voix, contre 143 voix pour la liste A et l’annulation de six voix. L’actuel Premier secrétaire du FFS, Ali Laskri, qui devrait piloter la liste A, s’est retiré de la course à la dernière minute, arguant de sa «  sa conviction et sa détermination de la nécessité du changement du système  ». Hier, il n’était même pas présent à ce congrès extraordinaire. Les centaines de militants exaltés, qui ont assisté à ce congrès, se sont massés à l’intérieur et à l’extérieur du chapiteau de l’hôtel Mazafran de Zéralda (Alger), renouvelant leur attachement à l’héritage du chef révolutionnaire et fondateur du parti, Hocine Aït Ahmed, et scandant des chants à la gloire du FFS  : «  Assa Azeka  ! FFS Yela Yela  !  », (Aujourd’hui et demain, le FFS existera toujours !). « Aujourd’hui, il n’est pas question de vainqueur et de perdant, mais c’est le FFS qui a gagné », a martelé lors d’un bref point de presse à l’issue du vote, Hakim Belahcel, de la liste B gagnante. Sa principale mission sera d’ailleurs de mener à bien le parti vers un « congrès national rassembleur » ouvert à tous les militants du FFS sans exception. «  Nous avons invité tous les militants à participer à ce congrès. Ceux qui ne sont pas venus, se sont exclus d’eux-mêmes », a-t-il ajouté. Estimant que «  la crise au sein du FFS est terminée », Il a promis de livrer «  la vision politique générale du parti lors des prochains jours »