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Le cœur et la raison

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S’il y a des occasions propices au pardon, ce sont bien nos fêtes religieuses. Cependant, il faut savoir que la grâce présidentielle n’est pas accordée sur tirage au sort. Il y a des critères qui incluent la nature du crime commis, éventuellement les antécédents judiciaires, le comportement lors de la détention,… etc. La décision du premier magistrat du pays tient compte, avant tout, de la sécurité et du bien-être de la Nation dans son ensemble. Ceci afin que les libérations ne compromettent pas la quiétude de la société. À l’occasion de l’Aïd El-Fitr, le président Tebboune vient de signer deux décrets de grâce. Le premier concerne les condamnés pour « crimes de droit commun ». Ils sont « 5.600 détenus ou non et à qui il ne reste que 24 mois ou moins à purger » à avoir bénéficié de la grâce totale. Avant de nous pencher sur le 2ème décret, il faut nous arrêter sur les « exclus du bénéfice des dispositions » du 1er décret. Il y a, par exemple les condamnés pour « des crimes de sabotage, de terrorisme et de complot contre l’autorité de l’État ». Tout comme ceux qui l’ont été pour atteinte à « l’intégrité et l’unité du territoire national ». Il y a les détenus condamnés pour « des crimes de corruption ». Ou pour des « crimes d’homicide », c’est-à-dire ceux qui ont donné la mort à un être humain. Un peu plus loin, nous trouvons les condamnés pour « vols avec circonstances aggravantes et de vols qualifiés ». En général, il s’agit des vols commis avec violences physiques ou usage d’une arme. Ou lorsque la victime du vol est une personne âgée ou handicapée. En sont également exclus, les pirates des « systèmes de traitement automatisé des données, lorsqu’ils ciblent la défense nationale ou les organismes et établissements de droit public ». Sans oublier les crimes liés à la drogue et/ou à la contrebande. Ne bénéficient pas de la grâce les condamnés pour « spéculation illicite, de fraude dans la vente des marchandises et de falsification des substances alimentaires et médicamenteuses ». La liste des exclus se poursuit avec les condamnés pour « crimes de discrimination et de discours de haine ». Les « crimes de bandes de quartier » également. Et enfin, « certains crimes graves prévus dans le code de l’organisation pénitentiaire », c’est-à-dire commis dans l’enceinte de la prison au cours de la détention. Si le premier décret concerne les crimes de droit commun, le second décret concerne les condamnés pour « crimes liés à l’ordre public ». En particulier ceux qui ont été jugés dans des affaires de « cybercriminalité, réseaux sociaux, et tout ce qui s’y rapporte ». Dans le « tout ce qui s’y rapporte », il y a les dénigreurs de tous poils, plus soucieux du buzz que de servir leurs semblables. Certains tiennent à en faire leurs « fonds de commerce ». La grâce présidentielle est un acte d’humanité du Chef de l’État qui veille à maintenir un climat paisible de la société ainsi que la protection de toute la Nation. Il autorise la réinsertion sur des bases plus saines. Tout en donnant une seconde chance aux égarés !
Zouhir Mebarki

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