L’ANEM et les OPPT

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Disons le tout de suite, il s’agit de ce qu’on appelle couramment les bureaux de main d’œuvre. La première est une agence publique tandis que les seconds sont des organismes privés. Ils ont les mêmes missions- à quelques exceptions près que nous verrons plus loin. Sauf que les OPPT (organismes privés de placement des travailleurs), sont moins médiatisés donc moins connus que l’ANEM (agence nationale de l’emploi). Le dernier Journal officiel (JO) N°73, comporte deux nouveaux agréments délivrés l’un pour un organisme situé à Aïn Témouchent et l’autre à Bir El Djir (wilaya d’Oran). Le même JO comporte un renouvellement d’agrément à un organisme situé à Draria dans la wilaya d’Alger. Dans le secteur public, il n’y a que l’ANEM dans cette mission. Accessoirement, dans les localités où elle n’a pas de bureaux, les APC peuvent intervenir dans l’offre et la demande des emplois. L’ANEM a été créée, en 1990, en remplacement de l’ONAMO (Office national algérien de la main-d’œuvre) qui existait depuis le 29 novembre 1962. Le réseau de l’ANEM, sur l’ensemble du territoire national, se compose d’un peu plus de 250 agences locales et de wilayas ainsi que 11 directions régionales (selon des chiffres de 2014). En plus de la collecte et de la mise en relation de l’offre et de la demande de travail, l’ANEM est chargée également du contrôle des OPPT. Ces derniers sont agréés pour trois ans renouvelables. Ils seraient, selon la liste, datée de mai 2017, publiée par le ministère du travail, une trentaine dont la moitié sont situés dans la wilaya d’Alger. Six autres wilayas se partagent le reste (Skikda, Boumerdès, Oran, Bordj Bou-Arréridj, Béjaïa et Mostaganem). Ces OPPT sont régis par le décret exécutif N°07-123 qui prévoit, dans son article 3, que « les opérations de placement exercées par l’organisme privé agréé de placement des travailleurs, consistent en des opérations d’enregistrement, de sélection et de présentation des travailleurs aux organismes employeurs en vue de leur placement ainsi qu’aux actions de prospection, de recueil, de collecte et de diffusion des offres d’emploi ». L’organisme privé agréé, ne peut pas « réserver l’exclusivité de ses prestations au bénéfice d’un seul et même employeur, afin d’éviter une situation de monopole » (art.6 alinéa 3). Ces OPPT sont censés être des structures de proximité. Certaines missions comme la gestion de l’allocation de chômage, ne sont confiées qu’à l’ANEM et la CNAC (Caisse nationale d’assurance chômage). Après ce « tour du propriétaire », des remarques s’imposent. Les moyens mis par l’État pour aider les jeunes et moins jeunes à trouver du travail et aux entreprises à trouver la main d’œuvre dont elles ont besoin, sont multiples. Cependant et mis à part la plateforme mise en ligne par l’ANEM (https://wassitonline.anem.dz/), une plus grande visibilité et transparence de ces moyens (ANEM, CNAC et OPPT) sont indispensables pour faire parvenir l’information au grand public. La mise à jour des contenus en ligne doit, également, être rigoureusement suivie en temps réel !
Zouhir Mebarki