Lamamra au Caire : en Libye, priorité à la solution politique

Au moment oû l’Algérie se déclare plus que jamais convaincue que la solution de la crise libyenne ne peut qu’être politique, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a quitté Alger pour Le Caire où il prendra part ce lundi à la quatrième réunion ministérielle des pays voisins de la Libye. Cette réunion aura pour but de «faire le point des dernières évolutions de la situation sécuritaire et politique en Libye», précise-t- on au ministère des Affaires étrangères . Il sera également procédé à «un examen approfondi des voies susceptibles d’aider les différents acteurs politiques libyens qui rejettent le terrorisme et ayant opté pour le dialogue comme seul moyen de sortie de crise, à aller de l’avant dans la quête d’un règlement définitif garantissant l’unité du pays et du peuple libyen». Les ministres concernés se pencheront, par ailleurs, sur «les rapports des commissions sécuritaire et politique instituées suite à une proposition algérienne, lors de la troisième réunion ministérielle des pays voisins de la Libye qui a eu lieu à Hammamet (Tunisie), les 13 et 14 juillet derniers». Il y a lieu de rappeler que la première réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye s’est tenue, à l’initiative de l’Algérie, en marge de la 17e conférence ministérielle du mouvement des pays non-alignés. Par ailleurs, et lors de son séjour au Caire, Lamamra passera en revue avec son homologue égyptien, Sameh Chokri, «l’état des relations bilatérales et les moyens de les renforcer davantage à la faveur de la nouvelle dynamique qui leur a été insufflée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et son homologue égyptien, Abdel Fattah es-Sissi», a-t-on souligné de source diplomatique. Les questions internationales et régionales seront également à l’ordre du jour de cette rencontre. À ce titre, la situation dans le monde arabe sera abordée «en profondeur» par les chefs de diplomatie des deux pays et l’Algérie ayant toujours souligné qu’elle ne croyait pas aux solutions militaires pour la résolution des crises politiques dont souffrent les pays voisins et notamment en Lybie. Il convient de rappeler que le MAE algerien avait déclaré que «l’Algérie a déjà exprimé, à maintes reprises, son rejet des solutions militaires et reste aujourd’hui sur sa position». C’est l’Algérie qui a pris l’initiative d’appeler à «la création du groupe des États voisins de la Libye pour trouver une solution à la crise politique dans ce pays frère à travers le dialogue entre les belligérants», a rappelé Lamamra, affirmant que l’Algérie «partage avec tous les pays voisins la volonté d’aider les parties libyennes à lancer un dialogue national inclusif qui aboutira à une réconciliation nationale et consolidera les étapes franchies dans le processus d’édification d’un État d’institutions entre autres le Parlement qui a été élu et le gouvernent qui en sera issu». La conviction de l’Algérie repose sur la «triste expérience» vécue par la Libye «prouvant qu’il n’y a pas de solution militaire. Il va falloir trouver une solution politique», a encore dit Lamamra, ajoutant que, «L’Algérie aspire au jour où seront réunis tous les frères et acteurs libyens comme c’est le cas aujourd’hui pour les frères du Mali, a-t-il affirmé.

Mokhtar Bendib

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