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LA VARIOLE DU SINGE SE PROPAGE EN EUROPE : L’Algérie n’est pas à l’abri

Après la pandémie du Covid-19, le monde est actuellement confronté à une nouvelle maladie qui est en train de se propager à la vitesse de la lumière dans plusieurs pays, notamment ceux du continent européen.

Alors que l’Algérie est menacée comme le reste du monde, les autorités sanitaires semblent pour le moment maintenir le silence en dépit de la dangerosité de la situation.
En effet, au moment ou l’alerte est donnée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a tenu vendredi dernier une réunion d’urgence pour discuter de cette maladie, la communication autour de cette variole du singe fait défaut est carrément inexistante en Algérie qui est pourtant potentiellement menacée.
C’est le cas de le dire puisque aucune information n’a été donnée quant aux mesures de prévention prises pour éviter la propagation de la maladie dans le pays sachant qu’on est à la veille de la saison estivale et avec l’ouverture des frontières le risque est plus important avec l’arrivée des vacanciers notamment de la France ou de l’Espagne. Aussi, les campagnes de sensibilisation et d’information autour de cette variole n’ont pas encore été lancées, ce qui pousse sans doute à s’interroger sur les raisons de ce silence.

« La vaccination reste le meilleur moyen de prévention »
S’exprimant à ce propos, le Pr Mohamed Yousfi, Chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital de Boufarik, a fait savoir que le seul moyen de lutter contre cette maladie était de retourner vers la vaccination. « Celle-ci permet d’obtenir jusqu’à 85% d’immunité », dira-t-il. Yousfi a rappelé, dans ce contexte, que la maladie est apparue pour la première fois en 1958 en Afrique équatoriale et se transmet en principe par l’animal soulignant que jusqu’ici le taux de transmission à l’homme était très faible. D’après le même Professeur, la propagation rapide de la maladie serait due à l’ouverture de l’espace aérien avec les pays de l’Afrique ce qui est notamment de l’Angleterre qui enregistre en ce moment des chiffres records de nouveaux cas en raison de l’arrivée de beaucoup de personnes depuis le Nigéria, un pays ou la maladie fait ravage. Pour Yousfi, la mutation du virus est à l’origine de la propagation rapide de la maladie qui se manifeste, a-t-il expliqué, par des mots de tête accompagnés d’une fièvre et une forte irritation de la peau provoquant des boutons infectés qui se gonflent jusqu’à explosion.

«L’Algérie doit se mobiliser pour faire face à la menace»
De son côté, le chercheur en virologie, le Dr Mohamed Melhak, a appelé les autorités à faire preuve de grande vigilance et à renforcer le contrôle au niveau des aéroports et des frontières terrestres et maritimes afin de détecter rapidement les cas touchés et de les isoler pour éviter qu’ils n’entrent en contact avec d’autres personnes mais tout en soumettant aussi les cas contact à une enquête épidémiologique. Selon Melhak, l’Algérie est déjà mobilisée contre la propagation du Covid-19, et  dispose donc de mécanismes de contrôle lui permettant de détecter les cas suspects.

« Plus de 100 cas en Europe »
Il faut savoir que Plus de 100 cas avérés ou présumés de variole du singe ont été recensés notamment en France, en Grande-Bretagne, au Portugal, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas et aussi aux États-Unis et en Australie. La maladie se manifeste dans une première phase par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs articulaires et musculaires, des ganglions enflés. Dans un deuxième temps survient une éruption cutanée avec des vésicules, qui commence souvent sur le visage puis peut s’étendre à d’autres parties du corps, dont les paumes des mains, les plantes des pieds et les organes génitaux. Il n’y a pas de traitement spécifique, les malades, placés à l’isolement, se rétablissent spontanément en grande majorité. À noter que le virus a été découvert pour la première fois chez des singes en 1958, d’où son nom. Le virus de la variole du singe (ou monkeypox) se transmet à l’être humain par contact avec des animaux sauvages, des rongeurs ou des primates. Mais ce sont de potentielles transmissions d’homme à homme, d’ordinaire rares, qui alertent le corps médical.
Ania Nch